1997 Rocheservière
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Tu es le sel de la terre.
Odile et Gérard partent en pèlerinage à Medjugorje comme brancardiers d’une amie en fauteuil roulant.
Les frères transmettaient l’amour fraternel en allant vers tout le monde et surtout une assurance en Jésus mort et Ressuscité pour nous. Ils en témoignaient sans cesse.
Un léger accrochage du bus avait brisé une vitre qui avait valsé. Certains pèlerins avaient des morceaux de verre dans les pieds. Raymond soignait les pieds blessés et retirait les petits débris qui y étaient entrés.
Pierre venait vers moi et me disait :
-Alors Gérard, qu’as-tu lu ce matin ? Qu’est-ce que Jésus t’a dit ? Il voyait dans mon âme. C’était impressionnant. Il nous évangélisait de façon ferme et droite. Ses enseignements étaient plein de force et d’assurance.
Avec Raymond, c’était comme un bain de jouvence. L’amour débordait de lui.
Comme un serviteur silencieux, il faisait le tour de tous les pèlerins, passait de l’un à l’autre et distribuait sa bouteille d’eau à chacun veillant à ce que tous boivent car nous étions en canicule.
Sur place, ils confessaient 17h par jour. On ne les voyait plus. C’était non-stop au point que Raymond a même fait un malaise. Il fallait voir les files des confessionnaux qui ne désemplissaient pas.
Un soir, je suis allé me confesser à Pierre et ma femme Odile est allée chez Raymond.
Nous nous sommes ensuite retrouvés.
-Que t’a dit le père Raymond ?
-De mettre l’adoration perpétuelle dans la paroisse. Je lui ai demandé : « C’est quoi l’adoration perpétuelle ? » Il m’a répondu : « Regarde les amoureux ! » Tu te souviens à Lourdes, il y a quelques semaines dans la chapelle de l’adoration, ce jeune couple de tourtereaux juste devant nous. En se tenant la main, ils ne cessaient de se regarder puis de regarder Jésus dans le Saint sacrement exposé. Ainsi durant toute leur adoration. Raymond ne pouvait pas mieux dire.
Gérard lui, en sortant de la confession pleurait.
– Si tu savais ce que Pierre m’a dit : de demander au prêtre de mettre l’adoration dans la paroisse.
Ils ne savaient pas que nous étions un couple. Quand on l’a raconté à Pierre, il s’est écrié : « C’est le miracle de la confession. »
Notre prêtre n’aimait pas que nous allions à Medjugorje. Même pendant les homélies à la messe, il disait que c’était la course au merveilleux.
En rentrant, nous avons obéi à ce que nous avions reçu de la part de la sainte Vierge et nous sommes allés frapper à la porte du premier prêtre. Il a répondu :
-Cela ne nous intéresse pas.
Quant au second :
-C’est pas ma tasse de thé. On a autre chose à faire.
Nous nous hasardons vers un troisième :
-Faut pas compter sur moi. On n’a pas le temps.
Il a même refusé de l’annoncer à la messe.
Nous voilà bien ! Avec Odile ma femme, nous décidons de prier un mois pour le demander au Seigneur.
Un autre de nos prêtres était parti l’été en Italie en retraite pendant que nous étions avec les frères à Medjugorje. Regardez comme agit le Seigneur. Son accompagnateur lui avait demandé de mettre l’adoration dans sa paroisse.
Ainsi, allons-nous chaque vendredi de 8h à 9h à l’adoration qu’il propose.
Après plusieurs semaines, intrigué par notre fidélité, ce prêtre veut comprendre le pourquoi de notre présence fidèle.
Notre récit le bouleverse et il y voit la grandeur de Dieu qui conduit toute chose. « Parle Seigneur, ton serviteur écoute. »
Ni une, ni deux, il nous demande de trouver le plus rapidement possible des permanents pour instaurer cette fois non pas une heure mais une journée d’adoration chaque semaine.
Depuis 28 ans maintenant, le miracle se poursuit. Quelle n’est pas notre joie. Chaque mardi, Jésus est adoré dans le grand sacrement de son Amour. C’est toujours pour nous une journée merveilleuse. A 8h, nous avons la messe dans la chapelle que nous avons pris le temps de fleurir et d’embellir.
Puis, les adorateurs se relaient toute la journée et à plusieurs. Les gens sont heureux et se pressent pour être et rester avec Jésus. »
« Nous remplissons notre seau pour ensuite donner à boire à tous ceux que nous rencontrons dans la semaine.
« Qu’il est beau d’être avec Jésus » Pape Léon XIV
Si tu ne te plonges pas dans l’Amour de Dieu, tu perdras toute ta saveur. Le sel, c’est jésus qui nous le donne. Au commencement de toute activité nous dit Benoit XVI il y a l’adoration. Dans l’adoration il y a un puissance extraordinaire d’amour qui s emet en nous. Lorsque nous contemplons Jésus nous avons devant nous nle visage même de la miséricorde e Dieu, du pardon du bon pasteur qui nous apporte la Paix
PÈRE RAYMOND

