
En 2012 , Je n’avais plus de boussole, plus de force, ni d’espoir.
En allant me recueillir sur la tombe de mes grands-parents, je leur ai dit :
– Il va falloir que vous fassiez quelque chose sinon, lorsque je rentre à Lyon à la première bouche de métro, je saute.
Lorsque j’ai eu fini de me recueillir sur la tombe de mes grands-parents, un jeune homme m’a parlé du monastère.
Il ne fallait pas que je retrouve un lieu mais il fallait que je retrouve mes racines, et l’amour.
J’ai compris plus tard grâce à Père Raymond que c’était l’amour de Jésus que je cherchais
pour combler le vide intérieur dans lequel je m’enfonçais.
Lorsque j’ai vu le père Raymond, j’ai éclaté en sanglots. Il m’a regardé avec des yeux ronds un peu surpris et a ouvert les bras. Je m’y suis réfugiée comme une enfant et j’ai sangloté de plus belle. Alors que nous n’avions pas échangé un seul mot, il m’a libéré de toute cette retenue de larmes. J’ai senti un torrent d’amour arriver sur moi, balayer tout sur son passage, comme si tout était accompli : plus jamais je ne serai seule.
J’ai expliqué au Père que je n’avais plus aucun repère et que je ne voulais plus vivre.
Père Raymond a écouté longuement mon histoire, mes souffrances, et il m’a parlé de Jésus.
Il m’a demandé :
-Est-ce que tu lis les Evangiles ?
-Heu… non.
Il ne s’est pas démonté et a repris :
-Il faut lire les Evangiles… Quelques phrases, chaque jour et puis t’en imprégner. t’interroger, écouter la Parole de Jésus.
Juste quelques lignes… C’est tout !
Aucun reproche, aucun jugement,
Père Raymond ne jugeait jamais ses frères et sœurs.
Et là, j’ai compris combien j’avais délaissé Jésus. Ma foi de jeunesse s’était éteinte peu à peu, lentement mais sûrement…
Comme une pente douce, si peu descendante que l’on ne remarque même pas qu’elle nous conduit droit à l’abîme.
À la fin de la conversation, le père m’a demandé si j’avais mangé. Comme je tardais à répondre, il a regardé la soeur et il a dit :
« Elle n’a pas mangé ».
Je me revois devant un plat de lasagnes aux légumes dégusté à l’heure du goûter !
Père Raymond me faisait partager sa table au sens propre et au sens figuré.
Je n’ai plus jamais quitté Père Raymond, ni Père Pierre. Leur rencontre a changé mon quotidien. Elle a bouleversé ma vie, déterré ma foi enfouie.
En fait, c’était l’amour de Jésus que je cherchais pour combler le vide intérieur où je m’enfonçais.
La thérapie de l’Evangile

Rentrée à Lyon j’ai acheté les Evangiles en synopse;
J’ai lu chaque jour quelques phrases… et j’ai laissé infuser !
Cette journée a été décisive pour toute mon existence à venir : J’ai reçu une grâce magnifique : l’annonce du retour de Dieu dans mon cœur, un « Magnificat » comme Père Raymond l’aime tant.
Il y a pour chacun de nous un AVANT, et un APRES la rencontre des Pères.
Tu es perdu, tu recherches des racines, tu les trouves et tu TE retrouves dans l’amour de Dieu en rencontrant les Frères Jaccard. C’est comme lorsque tu restaures un ordinateur et que tu récupères les données avec toutes les choses positives et tous les liens qui vont avec.

Le retour de l’enfant prodigue
Aujourd’hui je me dis que j’étais désorientée seule et perdue comme un agneau égaré, et que Père Raymond m’a retrouvé !
J’étais avec Jésus. J’ai pu reparler de ma foi. C’était très important car je n’avais personne avec qui échanger sur ma foi, mon métier de fonctionnaire ne me le permettait pas. Et mes parents ne sont pas vraiment croyants. C’est même un sujet de moqueries par mon père qui dit que je suis « catho jusqu’à la moelle ».
Il y avait en moi une retenue, une pudeur qui finalement a étouffé ma Foi, ce qui me faisait beaucoup souffrir parce qu’en fait j’avais un très grand désir de retrouver Jésus.
Avec Père Raymond j’ai retrouvé Jésus « VIVANT, PRESENT et AGISSANT dans ma vie.
Je n’ai plus eu jamais honte de ma Foi, et alors que je l’avais mise « en veille ».
Avec Père Raymond elle est revenue plus forte, plus belle que jamais, généreuse et vivifiante !
Et avec Père Pierre je l’ai rattachée à ma vie quotidienne dans les gestes de tous les jours,
et dans ma vie de femme et en vivant les Evangiles par ma vie toute simple.
Quel cadeau d’avoir rencontré Père Pierre et Père Raymond !
C’était tellement simple, tellement à portée de main.
On touchait le Ciel. On touchait la présence de Dieu.
Parmi les bouleversements et changements radicaux qu’ont provoqué ma rencontre avec les Pères, le plus rapide fut La guérison de mes maux de l’âme : J’ai vu des psychologues pendant des décades sans succès. Puis un jour ,mon médecin traitant a constaté le changement quand je lui parlais des Pères. Je me souviendrais longtemps d’une de ses prescriptions
– Bon ! vous faites un burnout; je vous mets en arrêt maladie 15 jours en sorties libres.
Montez voir vos Pères ! Montez à Pugny-Chatenod ! Ce n’est pas la peine que je vous mette sous médicaments !
Père Pierre avait une manière de me deviner. Il avait un regard d’aigle.
C’était impressionnant !
Grâce à lui , j’ai compris l’importance de mener une vie sans artifice pour vivre pleinement les Evangiles.
Mieux, j’ai cessé de voir ma vie très modeste comme une calamité.
J’ai compris que c’était plus facile de vivre ma foi en prenant la voie de l’humilité.
De Père Pierre, je retiens le regard de l’aigle de Saint Jean qui te mets à jour sur ton quotidien.
Père Raymond nous a vraiment fait partager la lecture des Evangiles.
Quand j’avais un souci Père Raymond me disait « Appuie-toi sur Jésus ! »
C’est ce que je fais, et je dois l’avouer, je n’hésite pas à le solliciter et à appeler à l’aide Maman Marie.
D’ailleurs c’est Père Raymond qui m’a amené à Marie. Avant je ne récitais pas de Chapelet.
Grâce à Père Raymond j’ai compris que l’homme prend toute sa grandeur spirituelle en étant enfant de Dieu.
Et que retrouvant sa condition première d’enfant de Dieu, l’homme est dans le vrai bonheur. Il trouve un sens à sa vie.
Ce n’est pas quelque chose d’artificiel. Par ses moments partagés nous sommes nourris de l’amour de Jésus mais aussi de l’amour fraternel des uns et des autres.
Avec Père Raymond j’ai découvert l’intimité de l’amour de Jésus comme une enfant.
Avec Père Pierre ,j’ai découvert l’intimité de la vie de Jésus dans la petitesse de mon quotidien de femme et de mère …
Et ensemble ils me disaient : « Tu es la Préférée de Jésus ».
