à l’écoute de la Parole avec les Frères

L’obole de la pauvre veuve (Mc 12, 37-44 – texte de l’Evangile ci-dessous)

Jésus pose aux scribes la question de leur lieu de prière et de la manière dont ils prient.

Pour eux, leur lieu, c’est le temple où réside le trésor qui était un tronc où les juifs déposaient leur offrande comme don à Dieu, pour le temple et les Grands-prêtres. Ils versent beaucoup d’argent et le font d’une manière ostentatoire.

Jésus observe ceux qui jettent leur obole dans le trésor. Il appelle ses apôtres pour leur montrer la  petite veuve qui verse deux centimes, tout ce qu’elle a pour vivre.

Qui est cette veuve ?

Et quel est le Trésor pour elle ?

La veuve qui donne ses deux piécettes est une figure de Marie, la Femme pauvre par excellence.

A la croix Elle offre Jésus au Père et Elle se donne totalement à Lui avec Jésus. Elle dépose dans le trésor du Cœur du Père son Trésor, Jésus, tout ce qu’Elle a pour vivre, et Elle-même.

Jésus attend de nous une prière qui soit un cœur à cœur avec Marie à la croix et qui nous unit au Père dans le Souffle de l’Esprit.

Où est notre trésor ? Notre vie ? Qu’en faisons-nous ?

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,38-44. (32ème dimanche TO Année B) 


En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques,
les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.
Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie.
Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »