un ouvrage réalisé par les jeunes femmes de la rue de Bogotá

Les Frères Pierre et Raymond présentent au Saint Père

 

 

Troisième rencontre avec le Pape Saint Jean Paul II

 

Qui nous a donné un billet spécial pour aller célébrer la Messe avec le Saint Père: Le Cardinal Etchegaray? Le Cardinal Van Thuan? Le Cardinal Gantin ? ou Monseigneur Hnilicka ?

Ce qui est certain, c’est que nous avions la grande joie de célébrer l’Eucharistie avec un Saint.

Après l’Eucharistie, dans sa Bibliothèque, Jean Paul II nous reçoit et nous dit: «Je suis heureux de vous rencontrer à nouveau. Où allez-vous à présent? Quelle est votre prochaine mission? »

«Nous serons en Colombie. »

Alors, il se souvient que nous lui avions parlé des sœurs lépreuses colombiennes, la première fois que nous l’avions vu.

«Peut-être, mais surtout, nous allons au grand Festival d’Espérance pour les personnes de la rue. » 

Il s’étonne et nous demande: « Qui sont ces personnes de la rue ? »

Il y a beaucoup de Mamans à Bogotá qui n’ont pas de travail et qui entendent leurs petits enfants dire dans la journée: «Maman, donne- nous à manger !».

Nous avons déjà fait plus de cent vingt centres d’apprentissage, ce qui leur permet de trouver un petit travail. Mais beaucoup sont « obligées » ,en pleurant, d’aller dans les bars et les hôtels mal famés pour avoir un peu d’argent pour nourrir leurs enfants.

Le pape nous demande alors: « Vous allez faire un Festival d’Espérance pour les personnes qui sont dans le milieu de la prostitution? »

Nous lui répondons: « Non, Saint Père, ces Mamans ne sont pas des prostituées, ce sont des mamans normales qui entendent leurs petits enfants leur demander à manger. »

Les Saint Père pose alors ses deux mains sur nos avant-bras et nous dit:« Allez leur dire que l’Eglise et moi, nous les aimons».

Trois semaines plus tard, nous sommes à Bogota dans une grande salle où les Sœurs adoratrices avec qui nous travaillons depuis de longues années ont invité plusieurs centaines de ces personnes. Quand nous leur livrons le message du Saint Père, elles débordent de joie et frappent dans leurs mains.

(à suivre …. )