L’ANNONCIATION

La fête du 25 mars s’inscrit dans une longue histoire païenne.

Avant le 5è siècle, les chrétiens surtout depuis le concile d’Ephèse en 431 où les évêques ont affirmé  en union avec l’Esprit Saint que Marie la Toute Pure, la sans péché devait être proclamée dans toute l’Eglise comme la Mère de Dieu.

Mais déjà à cette époque, les communautés « païennes » célébraient quatre fêtes à l’occasion des quatre saisons de l’année.

Les chrétiens de l’Orient ont repris  ce schéma en instituant à la fête du printemps le 25 mars, la fête de l’Annonciation.

La fête d’été sera marquée pour eux par le 15 août : fête de Marie qui avec son corps et son âme vit au cœur de la Trinité.

En automne, ces chrétiens honoreront la Sainte Vierge le 8 décembre comme étant l’Immaculée Conception, celle qui a été conçue et qui a vécu sans péché.

Et en hiver, la fête du 2 février présentation de Jésus au temple. C’est Marie et Joseph qui offriront leur Enfant au Père.

Cette fête du 25 mars récapitule l’essentiel de notre vie avec Dieu sur notre chemin de la sainteté.

Pour Dieu le Père, il trouve enfin une petite fille Myriam qui participerait entièrement à son plan d’Amour et de salut du monde. L’ange lui annonce qu’elle est pleine de grâce. Le Seigneur est avec elle . Mission importante pour annoncer un prophète qui dans son message aurait une grande responsabilité pour sauver le monde.

C’est à ce moment là que l’ange Gabriel change le nom de Myriam qui signifiait océan d’amertume en océan de grâce. « Tu es comblée de grâce ».

Il lui annonce sept choses importantes  de sa première maternité :

- Tu concevras et enfanteras un fils.

- On lui donnera le nom de Jésus

- Il sera grand

- Il sera  appelé fils de Dieu

- Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père

- Il règnera sur la maison de Jacob

- Et son règne n’aura pas de fin.

La  seule question que pose Marie à l’ange « Comment cela se fera-t-il car je ne connais aucun homme capable de me faire un Enfant-Dieu ?

L’ange lui répond : «  l’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. Car rien n’est impossible à Dieu.

Marie répond simplement : «  Je suis la petite servante. Que tout ce que tu me dis se fasse en moi »

Nous devons notre rédemption à la foi totale de Marie qui laisse Dieu être Dieu en elle. Dès cet instant, Marie fécondée par l’Esprit Saint reçoit Jésus en elle pour qu’il fasse corps avec nous.

A la Croix, elle recevra sa deuxième maternité. Elle donnera la vie de Jésus et sa miséricorde à tous ses enfants, miséricorde puisée dans le cœur de son Fils.

A la pentecôte, L’Esprit saint comblera le cœur de Myriam et nous revêtira comme elle de la présence de l’Esprit Saint qui nous sanctifiera.

Soyons conscients que dès la naissance de Jésus, Marie est co-rédemptrice avec lui pour sauver le monde car la rédemption accomplie par son Fils commence dès l’incarnation.

Marie fait corps avec Jésus. C’est là l’origine de la co-rédemption. Et Jésus fait corps avec Marie par son Amour infiniment miséricordieux.

Elle est tellement unie à Jésus qu’il y a entre eux comme une fusion.

L’origine de cette union intime est que Marie était dans un amour parfait. Elle n’avait pas de péché. Dans la loi de l‘amour, il y a toujours une marque du péché mais pas chez Marie.

Dès l’origine, elle vivait peut être sans en avoir bien conscience une perfection de sa mission de médiatrice et de co-rédemptrice.

La Croix  a été la manifestation matérielle de cette union intime de Jésus et de Marie mais qui existait ainsi tout au long de la vie de Marie.

Qui mange ma chair et boit mon Sang demeure en moi et moi en Lui.

La communion eucharistique réalise cette union intime qui est comme une fusion entre Jésus et Marie

Poème de Thérèse

Pourquoi je t’aime ô Marie

Oh je t’aime Marie tu es la servante

Du Dieu qui te séduit par son humilité

Cette vertu te rend toute puissante  elle attire en ton cœur la sainte Trinité.

Alors « l’Esprit d’Amour te couvre de son ombre .

Le Fils égal au Père en toi s’est incarné.

De ses frères pécheurs,  bien grand sera le nombre puisqu’on doit t’appeler Jésus ton Premier Né

PN 54  Premier né.  (mai 1897)