La confession qui refait à neuf

29 Avr, 2026 | Témoignages

Le péché est comme un garrot qui veut nous faire mourir.
Par la confession, Jésus enlève le garrot. Jette-toi avec ta misère dans ses Bras.
Il te libèrera.

Père  Raymond-Marie

Père  Raymond-Marie

« Il y a 25 ans, après avoir joué avec des choses un peu dangereuses lors d’un voyage à l’étranger,  je ne me reconnaissais plus et je me  suis mis à me prendre pour dieu. Je disais : « Demandez moi tout ce que vous voulez et je le ferai. » Je ne sentais capable de tout.

J’avais  aussi acquis une hyper sensibilité. Toutes mes émotions étaient devenues extrêmes, multipliées par cent. Je ressentais les odeurs très fortement.  Si je voyais un papier par terre,  j’entrais alors dans des émotions disproportionnées comme si on profanait la terre. Je me prenais même pour le dalaï-lama. Mon agressivité avait totalement  disparue. J’avais comme la connaissance du bien et du mal.  

C’était un état étonnant caractérisé à la fois par une  hypersensibilité intense et une très grande force qui dépasse les limites humaines.  

Pourtant, plus rien n’allait dans ma vie. Au point que mes parents me voyant tellement mal voulaient m’envoyer en hôpital psychiâtrique. Un mal-être  m’envahissait et et je ne voyais pas comment en sortir.

Un jour, ma mère  m’annonce que le père Raymond Jaccard venait les visiter le lendemain. Aussi me propose-t-elle d’attendre  tout de même  24h  sinon ce sera l’hôpital.

Foutu pour foutu,  me suis-je dit, cela ne me coûte rien d’attendre. Je ne connaissais pas ce prêtre car je n’étais pas un pilier d’église et tout dans ma vie devenait chaotique : famille, addictions, pensées noires.  Impossible de stopper cette spirale infernale.

Arrivé chez mes parents, le père en question me demande de monter à l’étage.  Mes parents au rez-de-chaussée se mettaient en prière.

Il a alors prié sur moi et proposé de me confesser. Je lui ai dit que je ne croyais pas à son truc et que ses prières,  cela ne servait à rien.  

A l’époque, je buvais, je me droguais et je voulais quitter ma femme. 

Il me dit : « Ce n’est pas une telle que tu aimes. ». 

Comment pouvait-il connaître le prénom de cette personne alors que je n’en avais parlé à personne même pas à mes parents.

La confession terminée et ses prières,   je suis complètement libéré de cette pression qui m’habitait et m’opprimait.   Je me retrouve moi-même. Tout était remis à neuf au point que si je mourrais en cet instant, je savais que j’allais au ciel. Quel calme et quelle paix en mon âme. Vous imaginez, depuis des semaines je vivais l’enfer et là tout à coup, un grand calme. 

Depuis cet instant, ma vie a changé radicalement. Il y a eu un avant et un après.

Toutes mes questions disparaissent. Ma vie se remet en ordre. Je suis guéri de mes addictions  définitivement et je commence un chemin de conversion. Depuis, je vais à la messe chaque jour et je dis mon chapelet.

Que serai-je devenu sans cette confession avec Raymond ?

Oui,  Dieu existe et Il m’aime. 

Je sais que ma relation au Christ est perpétuelle. C’est le sens et la raison de ma vie. J’ai aussi arrêté de boire depuis ce jour. Cela a été une telle délivrance. Jésus qui a agi mais Raymond a été le passeur.

Avec Raymond, quand on discutait, il fermait les yeux, il se mettait en retrait. Il ne jugeait jamais.  Ce non jugement et ce silence m’ont frappé chez père Raymond. Tu pouvais tout dire. Tu avais l’impression d’être le seul qu’il connaissait sur la terre et tu te sentais aimé de Dieu comme son enfant unique.

« Ah Raymond pour moi….. »