Chers amis, Bonjour !

Les projets du P.A.S. ont été examinés en ce début de mois.

Ils visent des zones très pauvres en Centrafrique (finitions des maisons que le PAS a financé pour des ex-enfants soldats), Colombie, au Cambodge, au Burkina.

Si on compare les besoins de nos partenaires avec notre style de vie, nous sommes vraiment très démunis pour offrir notre aide. On ne sait par quoi commencer parce qu’il y aurait trop à donner.

Par contre, dans ces pays où nous voulons aider les plus pauvres, il faut donner la priorité à une aide éducative. On ne peut pas donner n’importe comment pour éviter le paternalisme. Il faut partir de la personne, de ce dont elle a besoin vraiment, pas en superflu mais en nécessaire.

Nous devons tenir compte également de la croissance de la vie et au-delà de la liberté, c’est l’Amour qu’il faut faire grandir et non pas le profit ou le rendement.

C’était le cas lorsque nous avons parlé du projet de culture au Cambodge.

La communauté de Battambang cultive 32 ha de rizières pour subvenir à ses besoins et venir en aide à des familles pauvres et aux personnes âgées et malades qu’elle soutient. Le produit de la rizière permet chaque année de payer en plus les frais liés à la culture (labour, engrais, semence) de telle sorte qu’elle ne « coûte » rien à la communauté. La sécheresse de cette année ne permet pas d’avoir suffisamment pour l’alimentation (il manque 3 mois) et la remise en culture, fragilisant ainsi l’équilibre économique du projet.

Nous sommes tellement heureux de participer à ce projet avec le Père Bernard DUPRAZ qui partage son temps entre sa mission à Chambéry et le Cambodge auprès de la petite communauté de Battambang ! Cette communauté accueille non seulement des malades mais des gens qui ont faim, nourrit des bébés qui ne peuvent pas être allaités par leur maman, grâce à des jeunes qui sont devenus responsables grâce à l’éducation et à la formation qu’ils ont reçue.

Ce carême nous aidera à aller de l’avant avec confiance. Tout ce qu’on aura donné sera multiplié mais d’une autre manière que la nôtre.

Jésus est formel quand avec cinq pains et deux poissons il nourrit 5 000 personnes et nous dit : « Quand vous quitterez vos biens vous en recevrez au centuple ». Dieu est un multiplicateur d’amour.

Merci mes Amis !

Père Raymond Marie Jaccard.

Le 9 mars 2020