.Père Guy Alain en RCA nous dit que grâce à l’aide de l’association les femmes sont en train d’aménager la boutique pour vendre les vêtements qu’elles cousent elles-mêmes et il espère que d’ici Pâques cette boutique sera opérationnelle. Un bel espoir pour toutes ces femmes qui ont appris la couture et pourront enfin vendre leurs créations pour mieux vivre !
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Sœur Godelieve que nous aiderons cette année au Rwanda pour du matériel (machines à coudre, matériel de menuiserie et de maçonnerie) pour le Centre de formation qu’elle anime, nous donne des nouvelles. Ci-joint un extrait de sa lettre…
Oui nous sommes face à des situations difficiles. Travailler sur des fonds incertains est un souci
continuel pour moi mais Dieu merci jusqu’aujourd’hui, miraculeusement la divine providence a veillé sur
nous . Merci grandement à vous tous qui nous aidez. Le Rwanda est un pays avec une population très
jeune : en 2016 ;41.53 % avaient entre 0-14 ans, 55.89 % avaient entre 15 et 64 ans tandis que 2.58 % avaient
65 ans et plus.
Merci pour votre humanité, votre générosité et votre solidarité, parce que les jeunes que nous aidons ce
sont les jeunes qui en grande partie sont marqués par une profonde pauvreté et une grande souffrance
mais avec l’effort et la bonne volonté de vouloir s’en sortir.
Comme je vous l’ai déjà dit , ils marchent 3 heures le matin pour venir à l’école, c’est-à-dire qu’ils se lèvent à peu près à 4 h du matin. Ce sont des
jeunes qui mangent quand c’est possible : une fois le soir. Ils ont entre 17 et 25 ans, certains sont
orphelins, d’autres ont papa en prison ou en exil, d’autres vivent avec leurs parents mais avec très peu
de moyens pour les envoyer à l’école « normalement » comme les autres jeunes de leur âge.

Ce sont les jeunes comme tant d’autres, ils font eux aussi partie du futur de la société, donc ils ont
besoin d’être formés avec dignité et respect malgré le chômage qui prend les dimensions inexplicables.
Ils sont là, je suis là avec eux, présence aimante qui les encourage, je sais qu’ils ont bcp de qualités, de
richesses en dormance.
Un métier leur permet de lutter contre les forces négatives de la marginalisation, de la frustration,
et du manque d’estime de soi afin de s’ouvrir à des perspectives
humaines plus satisfaisantes à leur niveau. S’asseoir sur un même banc de l’école et travailler ensemble
permet de bâtir l’unité, la tolérance, la solidarité pour tous. Leur courage et leur persévérance me
défient pour demeurer à leur côté même si cela est très difficile pour moi mais c’est un travail que
j’aime.
Cette année ils sont au nombre de 64 :38 filles et 26 garçons, ils sont repartis dans 4 classes ;il y a 4
encadreurs : 2 dames pour la couture, 2 hommes : l’un pour la maçonnerie et l’autre pour la menuiserie,1
préfet des études, une sœur pour religion-moral, 5personnes qui aident à l’atelier de menuiserie
(ressource de l’école) 2 veilleurs,1 dame du nettoyage, la sœur secrétaire-comptable et moi-
même Directrice. Nous avons fait les démarches pour que le ministère puisse payer notre personnel mais
nous attendons toujours.

Je termine avec ces mots que j’ai mis dans le journal de la congrégation qui m’a demandé un article à
propos de mon école. J’encourage les filles pour qu’elles ne cousent pas seulement les habits mais
réparent aussi le tissu social déchiré par les évènements de 94. Que les maçons ne construisent pas
seulement les maisons mais qu’ils construisent et reconstruisent la société détruite par les évènements
cités plus haut. Quant aux menuisiers, ils sont invités à ne pas seulement faire l’assemblage des pièces pour
les meubles mais aussi rassembler le peuple Rwandais divisé par ce qui s’est passé en 94.

Profonde union de prière.
De tout cœur sr Godelieve. Nos sincères salutations et remerciements aux membres de l’association.

Une cinquantaine de personnes s’est réunie vendredi 22 février à 20h30 autour de GRÉGOIRE + pour entendre la parole du poète Christian Bobin.

Une parole forte, percutante, touchante, dérangeante, vivante ne laissant pas indifférente !

Une satire de la télévision, de nos vies trépidantes, de nos relations superficielles…. De nos enfermements dans des rituels désespérément ennuyeux ….  L’attention fut mise sur l’importance et la simplicité de l’émerveillement, de la joie à vivre dans l’ordinaire, dans l’instant qui s’offre à nous. Un regard attentif et présent sur le réel peut tout transformer !

Nous remercions  vivement l’association UN GESTE EN SOIE qui organisait ce spectacle au profit de « un pas avec les frères Jaccard » pour soutenir le projet de Sœur Godelieve au Rwanda dans son besoin d’achat de machines à coudre.

Merci aux auditeurs pour leur écoute de qualité et pour leur générosité à soutenir ce projet !

Merci à GREGOIRE + d’offrir intégralement  la recette à notre association !

La soirée s’est terminée par un pot qui a permis à chacun un sympathique temps d’échange.

Le bureau.

Chers amis,
Vous demandez comment va ma santé.
Je réponds avec assurance que ça va très bien. Pourquoi ?
Parce que j’ai appris dans ma vie missionnaire que l’avenir appartient à la Providence et le passé à la miséricorde.
On vit l’instant présent du mieux qu’on peut, dans la confiance, l’abandon, en se laissant conduire par Maman Marie :
Aujourd’hui, rien que pour aujourd’hui,
comme disait la petite Thérèse, ça va très bien.
Je prie et je reçois quelques amis, je médite la Parole de Jésus.
Je me laisse conduire par les événements parce que pour moi, l’évènement est une Parole de Dieu et je le crois, comme la Vierge Marie a fait à Nazareth.
Maintenant, si vous me demandez des nouvelles pour demain, je vous dirai la même chose… à moins que « le Papa » en décide autrement.
Essayez de faire pareillement en vous confiant à l’aujourd’hui que vous vivez.
Pas besoin de se faire du souci pour revenir en arrière sur ce qu’on ne peut pas changer. C’est fait, c’est fait ! Tout cela est dans la miséricorde du Papa, de Jésus et de Marie.
Pour demain, pour le futur, si j’étais Dieu je pourrais vous dire comment cela se passera mais je sais que notre temps est dans l’éternité de Dieu.
Abandonnons-nous à lui et laissons-le nous conduire comme Marie a fait à l’annonciation, chantant simplement son Magnificat !
Père Raymond Marie Jaccard.
Voici le nouveau livret sur la Croix mariale des frères ; n’hésitez pas à le partager à vos amis ainsi que le rite précis pour le mariage.
Bientôt, sera à votre disposition un CD audio du chapelet avec les frères intitulé « Prier Marie », CD réalisé avec des enfants.
Histoire de la Croix
Le Lisère d’Or autour de la Croix
Le Père et l’Esprit Saint
Le Oui de Marie
Le Oui de Jésus
Le Cœur plein de miséricorde de Jésus
L’Eucharistie
Croix Trinitaire, Mariale, Eucharistique
Prière à la Croix Pélerine
Magnificat !
La chaîne Youtube des frères Jaccard existe. Il vous suffit d’aller sur Youtube et taper frères Jaccard. Les vidéos relatives à leur vie et leurs missions s’afficheront. Vous pourrez sélectionner le film que vous souhaitez regarder.
Vous pourrez visionner notamment la messe d’enciellement de Père Pierre qui a eu lieu le 20 juillet à l’église de Pugny Chatenod en Savoie. Le Père Daniel Ange, ainsi que de nombreux prêtres et amis ont accompagné nos deux frères. Vous tous amis fidèles qui vous êtes unis à nous, vous pourrez revivre cette célébration pleine d’espérance et de joie.

Vous pouvez accéder directement à la chaîne en cliquant ici.

Pour la messe d’enciellement, c’est ici. 

Le 11 novembre un petit groupe d’amis du P.A.S. se sont réunis autour de Père Raymond après la messe autour d’un bon repas partagé.

Ce fut l’occasion de remercier en particulier Monica qui durant sept années a rendu de grands services aux associations des frères JACCARD. Nous lui souhaitons nos meilleurs vœux pour le nouvel avenir qui l’attend à la Réunion.

Nous prenons le temps d’un tour de table pour faire connaissance des participants puis échanger à propos des associations des frères.

            Petit pas d’aujourd’hui
            En toi se joue ma vie !
                     J’imagine les sommets
                     Où j’aimerais aller :
                     Tu sais combien j’en rêve
                     Depuis l’éternité…
            Mais si je n’ai pas d’ailes,
            A quoi bon m’envoler
            Vers les terres lointaines
            De rêves insensés…
                    C’est bien ici, pas tout petit
                    Que je dois habiter…
                    Sur cette terre,
                    Longtemps austère,
                    Apprivoisée,
                    Et dans ce corps,
                   Souvent il dort,
                   Si fatigué…
           Petit pas, tout petit
           A ton rythme avancer
           De ce jour vers demain
           Confiante, pas dans le tien.

   Martine RICHARD  -   www.bouchealoreille.fr

 Merci à notre fidèle Josette qui fabrique plus de 100 chapelets par semaine ! 

 Voici un poème écrit de ses mains et de son coeur. 

CHAPELETS
des bouts de verre
des bouts de rien
des bouts de fil
des bouts de fer
des colliers de perles fines
de couleurs
de couleurs d’arc en ciel
de couleurs de pays
de couleurs de fête
de couleurs de paix
des colonnes
des spirales
des danses de feu
qui élèvent si haut
dans le ciel
des mots qui touchent 
le Coeur de Dieu
des mots d’amour
et d’espérance
des nuages de grâce
qui tombent en pluie
sur la terre

Quelques photos des briques, des frères-briques et le projet des Bourses d’étude 2018-2019

Grâce à vos dons, le miracle a commencé !!! MERCI à chacun de vous.

Nouvelles du Carmel de Bangui n ° 22 – 17 octobre 2018

Que la Centrafrique, après cinq ans de guerre et bien plus de mauvais gouvernement, est un pays à reconstruire – ou, plus honnêtement, à construire – tout le monde le dit. Sur la manière dont cette reconstruction devrait commencer et à partir d’où,  les opinions  sont multiples. En outre, il y en a qui persistent à faire la guerre, détruisant même ce qui a été construit en presque soixante ans d’indépendance. Heureusement, il y en a aussi qui s’obstinent à croire que le pays n’est pas condamné à la guerre et qu’il est possible, discrètement et avec détermination, de construire des petits chantiers de paix et d’espoir.

Un de ces chantiers est apparu, il y a quelques mois, ici au Carmel de Bangui. Il s’agit d’un petit rêve que nous cultivions depuis des années et que, grâce à quelque heureuse coïncidence et à l’aide de plusieurs personnes, nous avons finalement réussi à réaliser. Puisqu’il y a un pays à construire, nous nous sommes tout simplement demandé  pourquoi ne pas essayer de fabriquer des briques? De vraies briques, de nouvelles briques, des briques fortes, plus fortes que la guerre.

L’achat de machines – et leur mise en service – ont été possibles grâce à la contribution de l’association française «Un P.A.S. avec les Frères Jaccard » (fondée par deux frères prêtres, dont un récemment disparu, anciens missionnaires auprès des lépreux du Cameroun) et un financement de la part de la Conférence épiscopale italienne, grâce à des fonds versés à l’Église catholique par le biais de l’8xmille.

Les machines sont arrivées directement d’Afrique du Sud, et c’est du Congo qu’est arrivé James, ingénieur-formateur, qui a appris à trente ouvriers à fabriquer les briques. En effet, il ne s’agit pas de briques communes, mais d’une nouvelle technique de fabrication. En Centrafrique en effet, les briques sont généralement soit en argile (séchées au soleil ou cuites dans des fours artisanaux) soit en ciment et sable. Les briques du Carmel sont par contre plutôt «hydraform». Ce sont des briques composées de 46% d’argile, de 46% de sable et enfin de 8% de ciment et d’un peu d’eau. Les briques sont simplement pressées par deux pistons, puis arrosées pendant une semaine et, sans être cuites au four, elles sont prêtes à l’emploi. Ces briques sont résistantes à l’eau et particulièrement fortes : elles peuvent supporter une pression de cinq et demie méga Pascal. Elles sont également autobloquantes et ne nécessitent donc pas de mortier au moment de la construction. Même les piliers ne sont pas nécessaires. Et esthétiquement, elles sont  belles, si bien qu’il n’y a pas besoin de les crépir. En bref : une sorte de Lego d’argile rouge et de sable de rivière! Dans les photos ci-jointes, vous pouvez voir quelques images de la production et de la première construction que nous sommes en train de réaliser, une école d’agriculture (un autre rêve dont je vous parlerai plus en détail à une autre occasion). Ces briques sont destinées à la construction dans nos missions, mais également à la vente. Vous ne le croirez peut-être pas, mais notre premier client n’était autre que le pape François. Depuis plusieurs mois – selon un souhait explicite du  Pape, après sa visite en Centrafrique en 2015 – a commencé à Bangui la construction d’un Centre pour les enfants sous alimentés. Les travaux sont suivis par la Nonciature Apostolique et un petit bâtiment a été construit avec les briques produites au Carmel. Donc, comme premier client, ce n’est pas si mal!

Cette activité a pour nous une double valeur symbolique. Tout d’abord, cela représente notre contribution modeste et concrète à la reconstruction du pays. Cette reconstruction passe, entre autres, par la création de lieux de formation comme la briqueterie et l’école d’agriculture. En outre, la plupart des ouvriers qui ont suivi la formation – et qui fabriquent maintenant des briques ou travaillent sur le chantier –  sont des anciens réfugiés du Carmel. Un jour, alors que je prenais des photos sur le chantier, Bodelò, un jeune homme de vingt ans, père de deux enfants, s’est approché de moi. Tout fier, il soulève une brique qu’il vient de faire surgir entre ses mains. Il a presque du mal à croire que c’est lui qui a été capable de produire quelque chose d’aussi beau et d’aussi solide. Et, bien conscient que ce ne sont pas les armes, mais seulement la bonne volonté qui éliminera la misère et la guerre de son pays, il me fait part de son grand projet pour l’avenir: « Mbi ye ti ga maçon! Je veux devenir maçon! » L’heure de la construction d’une nouvelle Centrafrique, au Carmel, vient de sonner.

Ensuite, il y a une deuxième valeur symbolique. Lorsque les premiers missionnaires piritains français sont arrivés en Centrafrique, vers la fin du 19ème siècle, l’une des premières activités qu’ils avaient mises en place dans leurs missions étaient la fabrication de briques: c’est ainsi qu’ils avaient pu construire des églises, des maisons, des écoles, des dispensaires et des cathédrales. Notre communauté reprend discrètement cette activité, tissant symboliquement un lien avec ces anciens missionnaires.

Entre-temps, le soussigné a atteint le sommet de ses quarante ans, dont vingt ans  comme frère carme, et dix ans de ces vingt dans ce coin de paradis situé plus ou moins à l’intersection entre le 4ème parallèle au nord de l’équateur et le 18ème méridien à l’est de Greenwich. Il semble que la crise de la quarantaine  n’épargne pas les religieux et que le besoin de paternité, même pour ceux qui ont librement choisi de ne pas avoir d’enfants, est incontournable. Une légende conventuelle, qui m’a été transmise par un très cher ami franciscain, raconte que cette crise peut être résolue de quatre manières. Il y a ceux qui commencent à avoir vraiment des enfants, ceux qui écrivent des livres, ceux qui construisent des églises ou des choses comme ça. Et enfin – quatrième solution, et la meilleure – il y a ceux qui découvrent toute la beauté et la responsabilité de la paternité spirituelle. En ce qui concerne des enfants, je peux dire que j’en ai  approché de près quand dans notre couvent, pendant la guerre, naissaient des enfants par dizaines. En ce qui concerne les livres – mis à part ces nouvelles tant attendues par mes vingt-cinq lecteurs – je n’en ai pas écrits. En ce qui concerne les bâtiments, avec l’aide de Dieu et la vôtre, j’avoue que je voudrais beaucoup construire une église, car nos célébrations dominicales, qui sont toujours bondées,  se déroulent sous un hangar, avec un toit en tôle et un sol en terre battue.

Mais en ce qui concerne la paternité spirituelle, là, je dois dire que  le Seigneur a dépassé toutes mes attentes en me donnant la joie d’accompagner les premiers pas dans la vie religieuse de dizaines de jeunes. Mettre au monde un frère est aussi beau et aussi complexe que de mettre au monde un homme. Heureusement, il ne s’agit pas d’un travail en solitaire, mais c’est un  véritable travail d’équipe que je partage avec mes frères. Et, si vous permettez une comparaison un peu audacieuse, donner naissance à un frère, c’est un peu comme fabriquer une brique. En effet, chaque frère est comme la rencontre entre la terre de son propre enthousiasme et de sa propre fragilité et le sable des rêves et de la miséricorde de Dieu. Ensuite il faut nécessairement le ciment de la compagnie des frères, sans oublier l’eau de votre généreuse amitié et de vos prières. L’ensemble est ensuite pressé – avec modération, mais aussi avec détermination – entre les deux pistons de l’Évangile et de la Règle. Au chef du chantier reviennent  l’honneur et la charge de veiller à ce que  les proportions soient respectées et qu’aucun ingrédient y manque, et cela, en offrant  son propre exemple, et en faisant preuve de beaucoup de bon sens et encore plus de patience. En sachant également que cette brique – pardon !, je voulais dire ce frère en question! – ne lui appartient pas. La seule différence, c’est que pour faire une brique, il suffit d’une semaine, alors que pour faire un frère, une vie n’y suffit pas. Et si les briques sont pratiquement toutes identiques, les frères sont très différents les uns des autres. Il n’y en a pas un qui ressemble à l’autre.

À moi et à mes frères missionnaires, anciens et nouveaux, la joie et la responsabilité d’être les pierres de fondations de la construction – jour après jour, brique après brique, frère après frère – de ce petit Carmel, dans cette jeune église, dans ce grand pays.

Amitiés.

Père Federico … et douze briques en construction

Quelques vidéos et autres liens :

1. Centre malnutris Bambino Gesù à Bangui : https://youtu.be/CfVc-2STVMw

2. Brique après brique renaît la Centrafrique : https://youtu.be/X2YMg3ZDFUE

3. http://sictm.chiesacattolica.it/in-centrafrica-tra-i-progetti-in-costruzione

4. http://www.freresjaccard.org/afrique