La petite prothèse qu’ils ont inventée est fonctionnelle, simple, efficace, robuste pour durer longtemps. Elle est bon marché et fabriquée avec le matériel local. De plus, son mode de fabrication est facilement transmissible . Au Cambodge, les frères apprendront à fabriquer les prothèses avec le bambou et feront faire les prothèses par les amputés eux-mêmes.

C’est ainsi que le centre Jamot devient un centre national de prothèses. On y poursuit trois objectifs :

  1. L’appareillage des amputés ;
  2. La formation des prothésistes ;
  3. La recherche d’appareils nouveaux dont l’Afrique a besoin.

Ce centre est le lieu de nombreuses recherches. Ainsi, d’autres prothèses et chaussures orthopédiques voient le jour.

Des centaines et des centaines d’amputés peuvent reprendre enfin une vie normale et leur travail.

Le centre national camerounais rayonne bien au-delà du continent africain. Il devient un centre de formation où deux fois par an, des stagiaires sont formés.

De 1977 à 1980, sept centres d’appareillage ont été créés par les Frères au Cameroun et 2000 amputés ont été appareillés.

Ils sont appelés pour des stages d’appareillage au Tchad d’abord puis dans toute l’Afrique ; ensuite en Inde, aux Philippines, et en Amérique Latine : toujours en vue de former des stagiaires sur place et de transmettre leur expérience. Leur devise lors de ces stages :

« Faire, faire faire, et faire avec ! »