« Alors Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui.

Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c’est toi qui viens à moi ! »

 Mais Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse-moi faire ; c’est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. » Alors Jean le laisse faire.

Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l’eau ; voici que les cieux s’ouvrirent,

et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. »

Dans le sillage de l’Epiphanie, la Liturgie de l’Eglise nous invite maintenant à fêter le Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Par Son Baptême, où Il inauguré Sa vie publique, Notre Seigneur se présente dans la file des pécheurs. Lui qui n’a pourtant JAMAIS péché prendra sur Lui tous les péchés de l’humanité. Cet acte d’humilité, est immédiatement agréé par Son Père Eternel qui accrédite Sa mission de Messie Sauveur : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : en Lui J’ai mis tout Mon Amour » (Matthieu 3, 17 ). Jésus le possédait déjà EN PLENITUDE et de toute éternité, cependant l’Esprit Saint apparaît alors sous la forme d’une Colombe pour nous manifester  la  Sainte  Trinité (la seconde manifestation aura lieu à la Transfiguration).

Le récit du baptême de Jésus-Christ décrit ce qu’on appelle une théophanie : une manifestation de Dieu : Jésus Christ  se faisant baptiser, une colombe symbolisant l’Esprit Saint, et la voix de Dieu le Père. La présence de théophanie étant extrêmement rare dans la Bible, donne une importance plus particulière au Baptême de Jésus.