Un très beau spectacle à voir

LES LETTRES DE MERE TERESA 

récitées par Joel Bergeot 
entrecoupées de danses indiennes avec Soeur Eliza de la Croix Chavanod.
SAMEDI 8 AVRIL à 20 h 30 – Eglise du Sacré Coeur 
348 Faubourg Montmélian à CHAMBERY

Télécharger ici le programme détaillé 

Ce spectacle est organisé pour nos frères et soeurs syriens.  
Parlez en à vos proches et venez avec des amis !
Pierre et Raymond JACCARD.
Dans la léproserie de la Dibamba au Cameroun près de Douala, il y avait 400 malades lépreux. Thomas qui était déjà amputé d’une jambe et attendait l’amputation de l’autre parce qu’il avait un pied pourri par la lèpre, n’avait jamais travaillé et il ne lui restait plus que deux doigts à chaque main. Un jour, il vient me demander : «  Frère Raymond ! Donne-moi une cigarette ».  Je lui ai dit : «  Mon ami Thomas, tu sais que je ne fume pas mais si tu veux une cigarette, je t’aiderai à en trouver des paquets. Viens avec moi à l’atelier». Nous prenons un bois de rouge de padouque. On le fixe sur un établi avec des serres joints.
« Essaye de le tailler. Prends ton ciseau à bois de la main gauche et un morceau de bois de la main droite. Tu taperas sur le ciseau à bois pour sortir quelques copeaux ».
Je l’ai aidé pendant quelques minutes parce qu’il perdait ses outils mais quand j’ai vu que cela marchait bien je l’ai laissé. J’ai été appelé pendant une heure  par d’autres lépreux. Au bout d’une heure je n’entendais plus rien à l’atelier. Je me suis dit : «  Allons regarder  ce que fait mon ami Thomas. Je l’ai trouvé assis sur un tas de bois attendant l’heure de midi. « Tu sais Thomas lui ai-je dit, c’est bientôt midi. Si tu veux tu pourras continuer à travailler pour avoir ta cigarette ». C’est ce qu’il a fait après le repas. Il a commencé à creuser une pirogue. C’était très beau. Évidemment ce n’était qu’un début.
Le jeudi il l’avait déjà bien ébauchée mais elle était encore toute équarrie.
Comme on était pauvre il n’y avait pas de papier de verre. Il est allé chercher un débris de verre. La veille de Noël, il avait cassé une bouteille sur la tête de Bilibi.
Il a trouvé tout ce qu’il fallait. Il a commencé de gratter la pirogue, boucher les trous avec de la sculpture de bois, de la colle. Le samedi,  il est venu m’apporter la pirogue. Je lui ai dit : « Ce n’est pas une pirogue que tu m’apportes c’est le prix de ta libération. Tu es devenu un homme capable de gagner ta vie par ton travail.
Dans ta belle pirogue un jour, je mettrai Jésus pour l’adorer et je penserai toujours à toi ainsi que mes amis. Quand Pierre viendra  à la léproserie,  il sera en admiration devant ce que tu viens de faire ». Effectivement, maintenant dans chacun de nos oratoires on a une pirogue de Thomas dans laquelle repose Jésus hostie.
Il est donc parti pendant quelques semaines. Au village, il a dit à ses amis qui avaient des jambes : « Allez chercher du bois rouge dans la forêt. Apportez-le. Ceux qui ont des mains intactes, je vais vous apprendre à tailler ce bois pour en faire des pirogues. Il était devenu entrepreneur. Un mois après,  il arrivait avec un de ses amis qui le précédait portant sur sa tête un sac de pirogues Arrivé près de moi il a étalé ses pirogues. Puis il a voulu que je les touche chacune l’une après l’autre pour encore donner plus d’importance à son travail.
Je l’ai fait volontiers et je lui ai dit : « Thomas, tu vas pouvoir t’acheter des tonnes de cigarettes. »
Je lui ai payé ses pirogues mais il avait une autre idée en tête . Il est parti au village pour doter une fille et se marier avec elle. Quand il est revenu quelques semaine plus tard avec une jeune fille au bras il avait avec lui sa femme pour le mariage.
« Thomas, tu la veux encore ta cigarette ? »
« Non, j’ai trouvé le plus beau trésor de ma vie,
Jeanine avec laquelle je vais passer ma vie ».
Je lui ai opéré la deuxième jambe. Il a retrouvé la santé de l’âme et du corps. Ce n’était plus un homme assisté mais un homme libre.
Il nous dit : «  En même temps, j’ai pu libérer quelques uns de mes copains en leur apprenant à travailler pour faire comme moi. Je vivais la béatitude la pauvreté que le frère m’avait appris dans l’évangile. J’étais sur la route du royaume de Dieu avec ma femme.
Je remercie le Seigneur de m’avoir permis de vivre très pauvre pour découvrir par le travail le chemin du royaume de la liberté, de l’amour dans le mariage au service de mes frères ».

  

Un jour avec Sr Esther, où  nous étions dans les bas fonds de Bogota. Une jeune fille nous a accosté et nous a demandé de l’argent. Nous lui avons demandé : « Est-ce pour toi ? »

Elle a répondu : « Ce n’est pas pour moi mais pour une copine qui emmène demain son enfant l’hôpital ».

Nous lui avons répondu : « Fouille nos poches et prends tout ce que tu veux ». Elle trouve un billet de 5 dollars. « Tiens, prends aussi ce mouchoir que tu peux laver et revendre 5 centimes ». Elle nous a remercié et elle est partie. Même pas 5 minutes, plus tard, un petit groupe de 7 ou 8 copines sont venues nous remercier. La maman qui avait le petit enfant malade n’était pas là.

Ces personnes qui sont dans la rue et qu’on montre du doigt sont capables de poser une vraie charité authentique.

 

Pères Raymond et Pierre Jaccard.

Nos amis voulant mieux connaître notre vie nous ont demandé de leur partager quelques faits de notre vie. Ce sont des petites histoires que nous avons vécues au jour le jour et qui nous ont apporté un vrai regard sur les lépreux, les personnes handicapées, les réfugiés dans les grands camps du monde et les personnes mal aimées de la rue.

A la léproserie de Yaoundé au Cameroun où nous vivons avec les malades de la lèpre, nous avions fait connaissance de Françoise une petite lépreuse de 9 ans qui venait régulièrement prendre ses médicaments. Orpheline, elle vivait chez son frère.

Un matin à 5h30 quand nous avons ouvert la porte de notre petite maison, Françoise était couchée sur le paillasson. Quand elle nous a vus, elle s’est mise à pleurer. Elle avait du sang coagulé sur la bouche. Alors, là, nous ne lui avons rien demandé. Nous lui avons dit : « Nos lits sont chauds. Choisis un des deux et dors ». C’est seulement à midi qu’elle nous a raconté ce qui s’était passé la veille. Son frère chez qui elle vivait, l’a chassée, l’a frappée par peur qu’elle contamine ses petits neveux. Elle a circulé dans Yaoundé durant la nuit. Ne sachant pas où aller, elle s’est réfugiée chez nous et s’est endormie sur le paillasson de la porte. Elle nous a dit que « ne sachant pas où aller, je suis venue où on peut encore m’aimer ». 

Elle s’est remise entre nos mains et elle est devenue un peu comme notre enfant. On l’a gardée quelques jours à la maison et nous avons trouvé pour elle un pensionnat. Nous avions la joie de la retrouver pour les vacances où elle vivait avec sr Liliane dans notre petite fraternité.

Bienheureuse petite Françoise qui nous a confirmé notre vocation de vivre avec les lépreux dans leur besoin réel d’être respectés et aimés.

Pères Raymond et Pierre Jaccard. 

Chaque quinze jours, paraîtra sur ce site une histoire que nous avons vécue ici en Savoie depuis les dix années que nous y sommes.

Paraîtra aussi des semences d’amour recueillies et plantées dans nos cœurs tout au long de notre vie missionnaire.

Ces semences nous ont été livrées par des pauvres, des grands malades, des handicapés, des réfugiés.

Ces semences nous ont marquées et nous ont donné la conviction que ceux qui nous les ont données possédaient dans leur cœur des richesses d’amour que nous n’aurions jamais imaginées quand nous les avons rencontrés.

Un grand merci à tous ceux qui nous ont permis d’embellir les jardins de nos cœurs avec des fleurs d’amour.

UNE VRAIE PRÉPARATION AU BAPTÊME

Souvent, nous avons travaillé dans la grande léproserie de Ho Chi Minh (Hanoï).

A notre arrivée, nous avons été surpris par le nombre d’amputés : 15 amputés double et une vingtaine d’amputés d’une jambe. Nos avons demandé au Directeur, ancien officier de l’armée de libération : « Demain, nous aimerions voir tous les amputés ».

Le lendemain à 7 heures, nous nous trouvions devant une foule impressionnante de lépreux amputés assis à même le sol. Avec les futurs stagiaires, nous avons examiné chaque malade pour préparer notre travail d’appareillage.

Il était nécessaire que les patients de cette grande léproserie qui allaient subir une opération d’une ou deux jambes complètement infectées, voient les amputés marcher avec des prothèses. Il aurait été inutile de commencer notre travail par des interventions chirurgicales. Raymond ne pouvait pas proposer une amputation si les anciens amputés continuaient à marcher avec des béquilles ou en fauteuil roulant.

Le troisième lépreux que nous avons examiné avait une trentaine d’années. Il nous a impressionné. Il avait un beau regard. Il était amputé d’une jambe sous le genou. Nous avons pensé que c’est lui qui serait appareillé le premier. Il pourrait se promener dans la léproserie avec sa prothèse sans s’appuyer sur des cannes ou des bâtons. Il a refusé catégoriquement notre ami interprète religieux et a parlé assez longuement avec lui. Nous avons connu la vérité.

Ce lépreux était un des cinq chrétiens du camp de la léproserie. Il a demandé le baptême à notre ami évêque, celui-ci lui a dit : « Je vais t’apporter un petit livre qui s’appelle l’évangile ». Pendant cinq ans, tu le liras et le reliras. Si c’est nécessaire, je t’ apporterai un ou deux au cours de chaque année. Avant de recevoir le baptême, je te poserai deux questions :

Premièrement : Veux–tu devenir chrétien ?

Deuxièmement : Pourquoi, veux-tu le devenir ?

Si tu réponds correctement, alors tu entreras dans la communauté des chrétiens.

Le lépreux en question a dit à notre ami traducteur :

« Parce que je suis chrétien, je veux être comme Jésus. Je veux être appareillé le dernier ».

Quel témoignage merveilleux : on est chrétien pour être comme Jésus. Et pour être comme lui, lis et pratique l’évangile.

Pères Raymond et Pierre Jaccard. 

Vos deux frères Pierre et Raymond vous souhaitent une BELLE ANNEE 2017.

 

Ils vous présentent leurs meilleurs voeux depuis la petite fraternité de Pugny qui s’agrandit. Une petite soeur lituanienne est venue prêter main forte à Soeur Massabielle. Nous vous envoyons un peu de notre joie et nous prions pour vous nos amis de toujours et d ‘aujourd’hui.

Nous avons rencontré Marie Caroline Shürr à Lourdes. Elle nous a bouleversé et nous vous recommandons son livre « Out of te box ! La joie à roulettes« 

« Pour Marie-Caroline Schürr, professeur d’anglais de 31 ans débordante de vie, tout va « comme sur des roulettes »! Celles de sa « Ferrari » (150kg, une nuit de recharge pour les batteries et 10km/h en pointe) : un fauteuil roulant en fait. Un moyen de déplacement qui ne l’a pas empêchée de skier, de pratiquer des sports nautiques, de voyager dans le monde et d’être un modèle de foi, de patience et de volonté pour beaucoup. Comment peut-elle rayonner de joie, malgré les nombreuses contraintes causées par sa fibromatose hyaline juvénile, sa maladie orpheline ? Elle vient de l’écrire dans « Out of the box ! La joie à roulettes », aux Editions du Jubilé : « « j´ai choisi de vivre avec le Christ! » » (Source : www.ktotv.com).

Pour lire un extrait de son ouvrage : cliquer ici

Pour visionner son témoignage sur Kto « la vulnérabilité est une force » : cliquer ici

Nous sommes trois frères élevés dans la foi chrétienne. Nous avons 11, 10 et 7 ans. Nous avons décidé d’aider les chrétiens d’Irak, tous ces enfants qui vivent sans rien. Nous, nous avons tout. Moi Ange-Antoine et mon petit frère Paul-Ananie avons vendu 150 calendriers et Nadale mon deuxième frère a vendu ses jouets dans un marché de Noël pour donner l’argent aux chrétiens. ..« ils sont nos frères… il ne faut pas les abandonner »« Ils souffrent parce qu’ils aiment Jésus… Partageons avec eux et montrons l’exemple aux grandes personnes et aux autres enfants… Le partage et la charité c’est Jésus ».

Pourquoi un festival d’espérance ?

C’est l’Esprit Saint qui nous a poussé à ouvrir cette route de l’Amour pour nos frères et sœurs persécutés en Irak.

L’espérance est une force présente qui dépasse le temps parce que Jésus est ressuscité.

Ce qu’il nous a promis se réalise maintenant dans notre vie.

Pourquoi avec nos frères chrétiens d’Irak ?

Depuis plus de deux ans, le PAS travaille beaucoup au service des réfugiés d’Irak.

Nous ne pouvons garder le cœur insensible à cette atrocité qui se passe au Proche Orient et qui devient une catastrophe humanitaire.

Nos armes sont celles de la prière, de l’offrande et de la charité.

Mgr Mouché a été un témoin très fort, lui qui a fui l’état islamique avec ses 50 000 chrétiens le 6 août 2014.

Avec eux, il s’est réfugié vers le Kurdistan sans aucune sécurité d’avenir.

Il a vécu avec ses petites brebis dans dans les tentes.

Sa ville de Qaraqosh est vide. Les maisons des chrétiens sont brûlées, minées et nous l’aidons dans le travail que font les spécialistes pour permettre aux familles de rentrer chez eux.

Pourquoi avec Gregory et le groupe Adora ?

Gregory  Turpin, un chanteur chrétien, qui a un immense succès, a accepté de venir participer à ce festival pour enthousiasmer les jeunes et les moins jeunes à ouvrir leur cœur à cette réalité de la souffrance de nos frères qui sont encore dans les camps. Ils voient approcher l’hiver avec inquiétude.

Il n’était pas seul sur la scène au concert. Le groupe Adora, avec en tête le Père Gilles Chassé, a aussi animé les messes et les deux journées du festival pour leur donner un esprit de prière et fraternel.

 

Pourquoi avec Fraternité en Irak ?

Mgr Mouché est devenu vraiment notre frère.

Nous avons pu aussi lui trouver d’autres lieux de témoignage : Lausanne, Grenoble, Bellegarde, Bourg en Bresse et Genève lui ont réservé un accueil plein de sollicitude.

Notre ami Faraj Benoît, fondateur de Fraternité en Irak, organisait avec nous cette semaine de témoignages.

Fraternité en Irak est un groupe de jeunes chrétiens qui partent à tour de rôle bénévolement en Irak. Ils payent eux-mêmes leur billet d’avion et leur vie sur place et se rendent dans les camps de réfugiés pour voir exactement l’avancée des projets avec les personnes qui sont sur le terrain.

Tous ceux qui ont participé à ce festival et ceux qui ont vendu 5 000 calendriers ont été très généreux.

Un jour, ils entendront Jésus leur dire :  « J’étais réfugié et tu m’as aidé. Viens dans mon royaume ».

Tous les liens créés cette semaine, et spécialement avec les familles irakiennes réfugiées en France, vont être comme un feu dans les cœurs des chrétiens pour susciter un esprit missionnaire réel et vaincre par l’amour, la prière et la foi ce totalitarisme islamique.

Un grand merci aux participants !

A notre grande joie, un car de Besançon a voulu participer à ce festival. Merci à Gaby ce serviteur avec Michèle si missionnaire, plein de la parole de Dieu et de charité pour les pauvres.

Ange Antoine, Nadal et Paul, MERCI ! Avec l’aide de votre tante, vous avez pu apporter votre tirelire pour vos petits copains d’Irak.

Merci pour les 150 calendriers que vous avez vendus ainsi que vos jouets.

Merci aux aumôneries et aux paroisses de Douvaine, de Gruffi, de Pringy, de Doussard, de Boege, de Saxel, d’Aix les Bains, de Grésy  et ailleurs encore…

Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Carrefour aussi a été généreux en offrant gratuitement 200 repas.

Merci spécialement au Père Tournade et à Madame Joly qui nous ont beaucoup aidé pour que ce festival puisse se passer à l’Eglise Sainte Bernadette.

Merci aux malades qui ont offert leur souffrance pour que ce festival ouvre les cœurs et à la souffrance des chrétiens d’Irak.

SOYEZ TOUS BÉNIS !