Merci à notre fidèle Josette qui fabrique plus de 100 chapelets par semaine ! 

 Voici un poème écrit de ses mains et de son coeur. 

CHAPELETS
des bouts de verre
des bouts de rien
des bouts de fil
des bouts de fer
des colliers de perles fines
de couleurs
de couleurs d’arc en ciel
de couleurs de pays
de couleurs de fête
de couleurs de paix
des colonnes
des spirales
des danses de feu
qui élèvent si haut
dans le ciel
des mots qui touchent 
le Coeur de Dieu
des mots d’amour
et d’espérance
des nuages de grâce
qui tombent en pluie
sur la terre

Quelques photos des briques, des frères-briques et le projet des Bourses d’étude 2018-2019

Grâce à vos dons, le miracle a commencé !!! MERCI à chacun de vous.

Nouvelles du Carmel de Bangui n ° 22 – 17 octobre 2018

Que la Centrafrique, après cinq ans de guerre et bien plus de mauvais gouvernement, est un pays à reconstruire – ou, plus honnêtement, à construire – tout le monde le dit. Sur la manière dont cette reconstruction devrait commencer et à partir d’où,  les opinions  sont multiples. En outre, il y en a qui persistent à faire la guerre, détruisant même ce qui a été construit en presque soixante ans d’indépendance. Heureusement, il y en a aussi qui s’obstinent à croire que le pays n’est pas condamné à la guerre et qu’il est possible, discrètement et avec détermination, de construire des petits chantiers de paix et d’espoir.

Un de ces chantiers est apparu, il y a quelques mois, ici au Carmel de Bangui. Il s’agit d’un petit rêve que nous cultivions depuis des années et que, grâce à quelque heureuse coïncidence et à l’aide de plusieurs personnes, nous avons finalement réussi à réaliser. Puisqu’il y a un pays à construire, nous nous sommes tout simplement demandé  pourquoi ne pas essayer de fabriquer des briques? De vraies briques, de nouvelles briques, des briques fortes, plus fortes que la guerre.

L’achat de machines – et leur mise en service – ont été possibles grâce à la contribution de l’association française «Un P.A.S. avec les Frères Jaccard » (fondée par deux frères prêtres, dont un récemment disparu, anciens missionnaires auprès des lépreux du Cameroun) et un financement de la part de la Conférence épiscopale italienne, grâce à des fonds versés à l’Église catholique par le biais de l’8xmille.

Les machines sont arrivées directement d’Afrique du Sud, et c’est du Congo qu’est arrivé James, ingénieur-formateur, qui a appris à trente ouvriers à fabriquer les briques. En effet, il ne s’agit pas de briques communes, mais d’une nouvelle technique de fabrication. En Centrafrique en effet, les briques sont généralement soit en argile (séchées au soleil ou cuites dans des fours artisanaux) soit en ciment et sable. Les briques du Carmel sont par contre plutôt «hydraform». Ce sont des briques composées de 46% d’argile, de 46% de sable et enfin de 8% de ciment et d’un peu d’eau. Les briques sont simplement pressées par deux pistons, puis arrosées pendant une semaine et, sans être cuites au four, elles sont prêtes à l’emploi. Ces briques sont résistantes à l’eau et particulièrement fortes : elles peuvent supporter une pression de cinq et demie méga Pascal. Elles sont également autobloquantes et ne nécessitent donc pas de mortier au moment de la construction. Même les piliers ne sont pas nécessaires. Et esthétiquement, elles sont  belles, si bien qu’il n’y a pas besoin de les crépir. En bref : une sorte de Lego d’argile rouge et de sable de rivière! Dans les photos ci-jointes, vous pouvez voir quelques images de la production et de la première construction que nous sommes en train de réaliser, une école d’agriculture (un autre rêve dont je vous parlerai plus en détail à une autre occasion). Ces briques sont destinées à la construction dans nos missions, mais également à la vente. Vous ne le croirez peut-être pas, mais notre premier client n’était autre que le pape François. Depuis plusieurs mois – selon un souhait explicite du  Pape, après sa visite en Centrafrique en 2015 – a commencé à Bangui la construction d’un Centre pour les enfants sous alimentés. Les travaux sont suivis par la Nonciature Apostolique et un petit bâtiment a été construit avec les briques produites au Carmel. Donc, comme premier client, ce n’est pas si mal!

Cette activité a pour nous une double valeur symbolique. Tout d’abord, cela représente notre contribution modeste et concrète à la reconstruction du pays. Cette reconstruction passe, entre autres, par la création de lieux de formation comme la briqueterie et l’école d’agriculture. En outre, la plupart des ouvriers qui ont suivi la formation – et qui fabriquent maintenant des briques ou travaillent sur le chantier –  sont des anciens réfugiés du Carmel. Un jour, alors que je prenais des photos sur le chantier, Bodelò, un jeune homme de vingt ans, père de deux enfants, s’est approché de moi. Tout fier, il soulève une brique qu’il vient de faire surgir entre ses mains. Il a presque du mal à croire que c’est lui qui a été capable de produire quelque chose d’aussi beau et d’aussi solide. Et, bien conscient que ce ne sont pas les armes, mais seulement la bonne volonté qui éliminera la misère et la guerre de son pays, il me fait part de son grand projet pour l’avenir: « Mbi ye ti ga maçon! Je veux devenir maçon! » L’heure de la construction d’une nouvelle Centrafrique, au Carmel, vient de sonner.

Ensuite, il y a une deuxième valeur symbolique. Lorsque les premiers missionnaires piritains français sont arrivés en Centrafrique, vers la fin du 19ème siècle, l’une des premières activités qu’ils avaient mises en place dans leurs missions étaient la fabrication de briques: c’est ainsi qu’ils avaient pu construire des églises, des maisons, des écoles, des dispensaires et des cathédrales. Notre communauté reprend discrètement cette activité, tissant symboliquement un lien avec ces anciens missionnaires.

Entre-temps, le soussigné a atteint le sommet de ses quarante ans, dont vingt ans  comme frère carme, et dix ans de ces vingt dans ce coin de paradis situé plus ou moins à l’intersection entre le 4ème parallèle au nord de l’équateur et le 18ème méridien à l’est de Greenwich. Il semble que la crise de la quarantaine  n’épargne pas les religieux et que le besoin de paternité, même pour ceux qui ont librement choisi de ne pas avoir d’enfants, est incontournable. Une légende conventuelle, qui m’a été transmise par un très cher ami franciscain, raconte que cette crise peut être résolue de quatre manières. Il y a ceux qui commencent à avoir vraiment des enfants, ceux qui écrivent des livres, ceux qui construisent des églises ou des choses comme ça. Et enfin – quatrième solution, et la meilleure – il y a ceux qui découvrent toute la beauté et la responsabilité de la paternité spirituelle. En ce qui concerne des enfants, je peux dire que j’en ai  approché de près quand dans notre couvent, pendant la guerre, naissaient des enfants par dizaines. En ce qui concerne les livres – mis à part ces nouvelles tant attendues par mes vingt-cinq lecteurs – je n’en ai pas écrits. En ce qui concerne les bâtiments, avec l’aide de Dieu et la vôtre, j’avoue que je voudrais beaucoup construire une église, car nos célébrations dominicales, qui sont toujours bondées,  se déroulent sous un hangar, avec un toit en tôle et un sol en terre battue.

Mais en ce qui concerne la paternité spirituelle, là, je dois dire que  le Seigneur a dépassé toutes mes attentes en me donnant la joie d’accompagner les premiers pas dans la vie religieuse de dizaines de jeunes. Mettre au monde un frère est aussi beau et aussi complexe que de mettre au monde un homme. Heureusement, il ne s’agit pas d’un travail en solitaire, mais c’est un  véritable travail d’équipe que je partage avec mes frères. Et, si vous permettez une comparaison un peu audacieuse, donner naissance à un frère, c’est un peu comme fabriquer une brique. En effet, chaque frère est comme la rencontre entre la terre de son propre enthousiasme et de sa propre fragilité et le sable des rêves et de la miséricorde de Dieu. Ensuite il faut nécessairement le ciment de la compagnie des frères, sans oublier l’eau de votre généreuse amitié et de vos prières. L’ensemble est ensuite pressé – avec modération, mais aussi avec détermination – entre les deux pistons de l’Évangile et de la Règle. Au chef du chantier reviennent  l’honneur et la charge de veiller à ce que  les proportions soient respectées et qu’aucun ingrédient y manque, et cela, en offrant  son propre exemple, et en faisant preuve de beaucoup de bon sens et encore plus de patience. En sachant également que cette brique – pardon !, je voulais dire ce frère en question! – ne lui appartient pas. La seule différence, c’est que pour faire une brique, il suffit d’une semaine, alors que pour faire un frère, une vie n’y suffit pas. Et si les briques sont pratiquement toutes identiques, les frères sont très différents les uns des autres. Il n’y en a pas un qui ressemble à l’autre.

À moi et à mes frères missionnaires, anciens et nouveaux, la joie et la responsabilité d’être les pierres de fondations de la construction – jour après jour, brique après brique, frère après frère – de ce petit Carmel, dans cette jeune église, dans ce grand pays.

Amitiés.

Père Federico … et douze briques en construction

Quelques vidéos et autres liens :

1. Centre malnutris Bambino Gesù à Bangui : https://youtu.be/CfVc-2STVMw

2. Brique après brique renaît la Centrafrique : https://youtu.be/X2YMg3ZDFUE

3. http://sictm.chiesacattolica.it/in-centrafrica-tra-i-progetti-in-costruzione

4. http://www.freresjaccard.org/afrique

Laissez-moi vous parler de la plus belle des traditions croates… A Siroki Brijeg, parmi les 13 000 fidèles on ne compte pas un seul divorce. De mémoire d’homme, pas une seule famille n’a éclaté. L’Herzégovine jouit-elle d’une faveur exceptionnelle de la part du ciel ?Existe-t-il un truc magique contre le démon de la division ?

La réponse est très simple ! Durand des siècles, sous la domination turque puis communiste, les croates ont cruellement souffert car on voulait leur arracher leur foi chrétienne. Ils savent par expérience que leur salut vient de la Croix du Christ. Il ne vient pas des projets de désarmement, de l’aide humanitaire ou des traités de paix, même si parfois ces réalités apportent quelques bienfaits. La source du salut, c’est la Croix du Christ ! Ces gens ont une sagesse. Ils ne se laissent pas tromper lorsqu’il s’agit de la vie ou de la mort.

Pourquoi ont-ils indissociablement liés le mariage à la Croix du Christ ? ILS ONT FONDE LEUR MARIAGE QUI DONNE LA VIE HUMAINE SUR LA CROIX QUI DONNE LA VIE DIVINE.

La tradition croate du mariage est si belle qu’elle commença faire école en Europe et en Amérique. Lorsque le jeune couple se prépare au mariage, on ne lui raconte pas qu’il l a trouvé la personne idéale, le meilleur parti. Non ! Que dit le prêtre ? « Tu as trouvé ta Croix. Et c’est une croix à aimer, une croix à porter, une croix qu’il ne faudra pas rejeter mais chérir ». Ces paroles prononcées en France laisseraient le fiancé muet de stupeur. Mais en Herzégovine, la Croix évoque l’amour et le crucifix est le trésor de la maison.

Lorsque les fiancés se rendent à l’Eglise, ils apportent un crucifix. Ce crucifix est béni par le prêtre et au cours de l’échange des consentement, il revêt une importance centrale. En effet la fiancée pose sa main droite sur la Croix. À son tour le fiancé pose sa main sur celle de sa fiancée, et les deux mains se trouvent ainsi réunies sur la Croix, fondée sur la Croix. Le prêtre pose son étole sur les mains des fiancés qui prononce alors leurs consentements et se promettent fidélité selon le rite de l’Eglise. Après cela, les mariés ne s’embrassent pas mais ils EMBRASSENT LA CROIX. Ils savent qu’ils embrassent la source de l’amour. Celui qui s’approche et voit leurs mains étendues sur la Croix comprend que si le mari abandonne sa femme et si aussi la femme abandonne son mari alors c’est la Croix qu’ils lâchent. Et lorsqu’on a lâché la Croix, il ne reste rien, on a tout perdu, car on a lâché Jésus, on a perdu JÉSUS.

Après la cérémonie, les mariés rapportent ce crucifix et lui donne une place d’honneur dans la maison. Il deviendra le centre de la prière familiale car ils ont la conviction que la famille est née de cette croix.

Si un problème survient, si un conflit éclate, c’est devant cette Croix que les époux viennent trouver secours. Il n’iront pas chez un avocat, il ne consulterons pas un diseur de bonne aventure ou un astrologue. Ils ne compteront  pas sur un psychologue pour régler leurs affaires. Non, ils iront devant Jésus, devant la Croix . Ils se mettront à genoux, et c’est devant Jésus qu’il verseront leurs larmes, qu’ils crieront leurs souffrances et surtout échangeront leur pardon. Ils ne s’endormiront pas le cœur lourd, car ils auront eu recours à leur Jésus, au Seul qui a la puissance de sauver.

Ils apprendront à leurs enfants à embrasser la Croix chaque jour et à ne pas se coucher comme des païens sans avoir remercié Jésus. Pour les enfants aussi loin qu’ils s’en souviennent Jésus est l’ami de la famille, que l’on respecte et que l’on embrasse. Ses enfants ne reçoivent pas de « nounours » à étreindre d durant la nuit pour se sentir en sécurité mais ils disent « bonne nuit » à Jésus et embrassent la Croix. Il s’endorment avec Jésus , et non avec une peluche. Ils savent que Jésus les garde dans ses bras et qu’ils n’ont rien à craindre. LEURS PEURS S’ÉTEIGNENT DANS LEUR BAISER A JÉSUS.

MARIAGE AVEC LA CROIX : ECHANGE DES CONSENTEMENTS

Voici ce que nous vous proposons comme formule de consentements

Le prêtre tient la croix.

Le fiancé pose une main sur la croix et dit:

« Jésus, je crois que Tu m’Aimes et que tu donnes ta vie jusqu’à mourir d’amour pour moi. »

 

La fiancée pose une main sur la croix et dit:

« Jésus, je crois que Tu m’Aimes et que tu donnes ta vie jusqu’à mourir d’amour pour moi »

 

Le fiancé pose sa deuxième main sur la croix et dit:

Moi …….., je veux t’aimer  fidèlement ……..  comme Jésus m’a aimé jusqu’à donner ma vie pour toi et  pour tous ceux que je rencontrerai. »

La fiancée pose sa deuxième main sur la croix et dit:

Moi …….. je veux t’aimer  fidèlement ………..comme Jésus m’a Aimé jusqu’à donner ma vie pour toi et  pour tous ceux que je rencontrerai. »

Ensuite, le prêtre enveloppe la Croix de son étole et prie.

Oraison

Ensuite l’on poursuite rituel normal avec les alliances….

LA CROIX MARIALE, EUCHARISTIQUE, TRINITAIRE

Cette Croix, sculptée dans la prière est à lire et à relire pour que nous la contemplions et que nous entrions en elle avec toute sa réalité humaine et divine car c’est notre histoire qui se vit là.

La Croix est tout le mystère de l’Amour du PÈRE pour nous ses enfants. Elle a été imposée au Christ par les Juifs mais en réalité , elle est voulue par le PÈRE pour sauver le monde.

Les bourreaux étendent JÉSUS sur la Croix qui est son lit nuptial. MARIE est toute à côté de lui comme dit l’Evangile : « Près de la Croix de JÉSUS, se tenait sa Mère… »
JÉSUS donne son Sang et son Eau pour que Maman puisse engendrer des enfants comme le fait une maman. Car la Croix est un enfantement. Ce Sang qui sort du Cœur de JÉSUS vient de l’Esprit Saint. Nous voyons au-dessus de JÉSUS la colombe. Les rayons d’Amour répandus par l’ESPRIT en haut de la Croix, sortent par ailleurs du Cœur de JÉSUS qui « éclate » d’amour par ses mains, par ses pieds, son côté, par sa tête couronnée d’épines. JÉSUS n’est qu’ Amour.

JÉSUS et MARIE se parlent en silence. Maman dit « oui » à ce nouvel enfantement, comme elle avait dit « oui » à l’enfantement du PÈRE. Maman aura trois maternités. Celle du PÈRE à l’annonciation, celle de JÉSUS ici à la Croix et celle de l’Esprit Saint par le Sang de Jésus à la Pentecôte.

Le bras de MARIE couvre le corps de JÉSUS et s’unit à son offrande. Maman est en état d’offrande de l’amour qu’elle reçoit de JÉSUS.

Le liseré dore qui entoure la Croix représente le PÈRE qui enveloppe entièrement le mystère de la rédemption en prenant MARIE pour l’associer au sacrifice de JÉSUS. Cette amour va rayonner sur tous les hommes par Marie et l’Eglise pour que nous ne fassions plus qu’Un avec Jésus. Car c’est nous tous que cet Amour va faire vivre et à tous qu’il va enlever définitivement les péchés. C’est bien là qu’est le drame et l’enjeu du démon qui voulait tuer Jésus définitivement pour régner en chef sur les hommes. Maintenant, il est sous les pieds de Marie. C’est en elle que se continue le règne de Jésus qui n’aura pas de fin. Cet amour viendra en nous dans toutes nos difficultés. C’est pourquoi il ne faut pas perdre courage dans nos batailles.

Jésus a été dépouillé de tout. Ce dépouillement de Jésus est celui de toute notre humanité. Quand on n’ est plus rien, avec JÉSUS, sur la croix, malade, handicapé, on est là avec JÉSUS et on est recouvert de l’amour du PÈRE Ils ne se séparent jamais. JÉSUS veut passer par la Croix pour arriver au « rien » de l’homme. Ce n’est que quand il est dans ce « rien » que le Père vient le couvrir de son Amour infini : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi, j’ai mis tout mon amour ».

C’est quand nous croyons que nous ne sommes plus rien du tout qu’il est avec nous et nous dit « N’ayez pas peur, Je suis avec vous ». C’est à ce moment-là que l’on peut recevoir enfin son Amour. Le moment le plus important de notre vie, c’est notre mort. Ce n’est pas par les pratiques et nos actions que nous serons sauvés mais par l’Amour de Dieu.

Jésus a voulu prendre un corps en Marie pour nous ressembler car l’homme n’est plus rien. Le démon l’a mis dans la mort. Il est devenu incapable de recevoir l’amour de Dieu. Quand Jésus est dépouillé de tout et n’a plus rien, il donne son dernier souffle, sa dernière goutte de Sang au PÈRE. Et le PÈRE accueille JÉSUS comme son Fils bien-aimé. Il crie comme l’enfant qui vient au monde : «Père , entre tes mains, je remets mon esprit ». C’est dans ce cri que l’homme est né de nouveau, comme le petit enfant bien-aimé du père. C’est de ce cri de vie que l’église est née aussi.

Ce mystère d’amour extraordinaire, cette alliance d’amour unique entre le PÈRE, JÉSUS et L’ESPRIT SAINT est donné par Marie. JÉSUS veut que nous puissions y entrer par l’eucharistie. L’eucharistie est aujourd’hui la présence de Jésus en Croix, l’offrande totale du monde en JÉSUS et MARIE pour le PÈRE. À nous maintenant de continuer avec Marie et l’ESPRIT SAINT cette mission que JÉSUS nous donne de nous remettre entièrement entre les mains du PÈRE.

C’est à l’Eglise de continuer cette mission unique de rassembler les hommes, de rester unis à JESUS en Croix et de rassembler tous les hommes, dans son Amour. En réalité, dans l’Eglise, c’est l’Esprit Saint qui pilote. MARIE est co- pilote. Elle ne sait pas conduire, mais elle sait où elle va.

Chez une grande handicapée, cette Croix a suinté plus de 14 fois pendant que nous célébrions la messe chez elle. Lui il coulait du Coeur de Jésus sur Marie et sur la Croix, en bas sur le bois. Nous avons eu la joie de le contempler souvent. À la 15e messe, Jésus nous a fait comprendre que notre force, c’est l’Esprit Saint dont l’huile est le signe.

Nos actions ne nous conduisent pas au ciel. Nous les offrons au PÈRE. C’est l’Amour du PÈRE qui nous emmène pour toujours avec LUI.

Pour lire la prière à la Croix Pèlerine : cliquez sur la photo 

Quelques images du Père Raymond à Paray le Monial (du 9 au 13 juillet).