Traffic sur le site

Pages

Pages|Hits |Unique

  • Last 24 hours: 1 146
  • Last 7 days: 7 742
  • Last 30 days: 31 917
  • Online now: 5

Archives mensuelles : janvier 2021


C’est l’Amour qui va nous unifier et nous rendre Un dans le Cœur de Dieu, Lui qui veut rassembler son troupeau pour ne faire qu’Un, jusqu’à aller chercher la brebis perdue dans les épines et la ramener tout joyeux à la bergerie.

Nos souffrances et nos joies sont des qualités pour faire l’Unité dans l’Amour.

Partons de nos ressemblances pour nous rassembler comme ne cesse de nous y appeler le Pape François.

Souvenons nous comme il a évoqué les trois œcuménismes:

l’œcuménisme du sang dans la persécution,
l’œcuménisme du pauvre dans le service
et l’œcuménisme de la mission pour l’annonce de l’Evangile.

Lors de la mission des frères au Yemen du Nord, pour que tous les malades puissent être soignés, ils ont rassemblé un anesthésiste russe, deux infirmières indiennes, deux infirmières yémenites et deux médecins français. Après cette journée intense en sortant de la salle d’opération, le médecin russe s’est écrié : « Çà alors, on a pu travailler ensemble avec nos idées différentes ».

C’est le service qui nous rassemble .

Partis plusieurs fois opérer avec un ami médecin retraité et protestant , il leur dit à la fin de cette mission : « Vous m’avez redonné mes 20 ans ».

Une des grandes qualités qui nous conduit l’unité, c’est l’humilité qui nous vient de Marie. Elle nous conduit jusqu’à la Croix. Et là, nous ne pouvons plus juger les personnes que nous rencontrons ou nous enfermer dans nos idées ou traditions.

JESUS nous a demandé une seule chose:
« Aimez vous les uns les autres comme Je vous ai Aimés ».
Aimez vous bien entre vous. Si besoin, demandez pardon. Le pardon est plus fort que l’amour.

Seul JESUS peut nous donner son Cœur et transformer le nôtre dans le Sien qui s’est fait une miette d’amour pour nous donner la vie éternelle.

N’oublions pas que lorsque nous verrons JESUS, il nous posera une seule question :

Qu’est ce que tu as fait pour mes frères ?
J’étais malade et tu es venu me soigner

J’étais seul et tu es venu me visiter.

Aujourd’hui plus que jamais nous avons besoin de lire et relire cet Evangile pour que cet appel de JESUS entre dans notre vie de tous les jours.
L’unité est d’abord une rencontre avec nos frères qui sont dans le besoin ,dans la charité pour leur manifester la tendresse de Dieu et sa miséricorde.

Nos cœurs seront unis à celui de JESUS lorsque nous nous demanderons : « Qu’est ce que je peux faire pour mes frères?

Je ne peux pas aimer Dieu si je n’aime pas mes frères. »

Unissons nos voix pour supplier le Seigneur de nous accorder le don de l’unité et les chemins pour la réaliser.

Nous vous invitons à chanter :

« Donne ta main, donne ta joie

Ne reste pas tout seul

Sur les chemins au fond des bois

On a besoin de toi »

Nouvelles du Carmel de Bangui n ° 29, 7 janvier 2021

« Ils briseront leurs épées et en feront des charrues … ils n’apprendront plus l’art de la guerre ». Lorsque le prophète Isaïe avait annoncé cette radicale reconversion industrielle d’après-guerre, qui apporterait enfin la paix à Jérusalem, peut-être n’avait-il pas imaginé que ses paroles annonceraient un jour, en un certain sens, une lueur d’espoir et un rêve pour la ville de Bangui et pour toute la Centrafrique.

La Centrafrique traverse à nouveau des jours difficiles. Ces dernières semaines, plusieurs groupes rebelles ont semé la peur dans de nombreuses villes, avec l’objectif de déstabiliser le pays, d’empêcher les élections et probablement d’atteindre la capitale pour tenter un nouveau coup d’état. Des pillages de bâtiments publics et des affrontements armés, qui ont éclaté partout comme des feux de brousse, nous ont ramenés à la case départ, c’est-à-dire à la guerre qui commença en 2013 et dont – nous le savions bien – nous n’étions pas totalement sortis. Des milices armées qui étaient autrefois ennemies – la Séléka et les Anti-balaka – se sont même alliées pour arriver au pouvoir. Pour le moment, il n’y a pas beaucoup de victimes et l’élément confessionnel, qui avait précédemment caractérisé le conflit, est heureusement absent. C’est, beaucoup plus simplement, une lutte pour le pouvoir qui a trouvé, comme facteur déclencheur, l’exclusion, parmi les candidats à la présidentielle, de l’ancien chef de l’état François Bozizé (sur qui repose un mandat d’arrêt international), qui avait pris le pouvoir en 2003 par un coup d’état et avait été détrôné à son tour, dix ans plus tard, par un autre coup d’état. Si la situation ne s’est pas aggravée, c’est uniquement grâce au contingent envoyé par l’ONU pour maintenir la paix et grâce à la présence d’autres soldats étrangers, parmi lesquels les Russes et les Rwandais.

Comme on pouvait le prévoir, les élections du 27 décembre ont été très perturbées et rendues incertaines jusqu’à la dernière minute. Effectivement, dans de nombreuses villes et villages, il n’a pas été possible de voter, soit parce que le matériel électoral n’était pas arrivé, soit parce que les électeurs ont été menacés et, par peur, ont préféré ne pas se rendre aux bureaux de vote. Dans certains cas, les rebelles ont même pris possession des urnes et les ont brûlées. Le président sortant, Faustin Archange Touadera, a été réélu, mais le résultat sera certainement contesté. Il est triste de constater qu’une période sombre s’ouvre devant nous et qu’elle ne se résoudra ni facilement ni rapidement. Continuer la lecture