« O quels trésors apporte au Ciel et à la terre la naissance de Marie !
Le démon frémit de rage et de désespoir, parce que, dans Marie,
il voit Celle qui doit l’écraser et le confondre. Au contraire, les anges
et les bienheureux font retentir la voûte des cieux de chants d’allégresse
en voyant naître une Reine » 
(Sermon du Saint Curé d’Ars)

Aujourd’hui, nous fêtons la naissance de la Paix, de la Reine de la Paix. La Vierge MARIE, choisie, donnera la naissance du prince de la Paix. L’humanité déchirée avance d’ADAM à ABRAHAM, d’ISAAC à DAVID, de SALOMON à JOSIAS, de JEKONIAS à JOSEPH. De génération en génération, notre humanité traîne la blessure de son péché. Et cela entraîne envie, jalousie, mensonge, meurtre, guerre, spirale de la violence.(…) La violence ne résout pas la violence. Avons-nous demandé dans notre prière qu’en nos cœurs, qu’en nos familles, en nos villages – je n’ose pas dire dans nos instituts, nos communautés – cesse la violence ? (…..)

Aujourd’hui, cependant, nous continuons de fêter la naissance de la Reine de la Paix. (….) La Vierge MARIE est le premier fruit de la réconciliation de l’homme avec lui-même et avec son Seigneur et Créateur. Dans l’humilité de Nazareth, elle accueille cette mission de paix, de donner naissance au prince de la Paix. (…) la Vierge MARIE nous redonne de l’espérance : va te confesser, va te réconcilier ! Accueille, toi aussi, la réconciliation de mon Fils qui a racheté le monde par le sang de sa croix. (…) Oui, accueillons la Reine de la Paix pour qu’elle nous entraîne sur les chemins de la réconciliation, à la source de la Paix, à JESUS. En nous confessant, en accueillant le pardon de Dieu, nous recevons la paix, nous renaissons à la joie de Dieu, nous devenons des témoins de l’espérance de l’humanité.

Quelle ne fut pas la joie d’ANNE et JOACHIM à la naissance de la Vierge MARIE ! Quelle ne fut pas la joie des anges à la vue de la naissance de la petite MARIE dans le bourg de Nazareth : bientôt naîtra à son tour le Sauveur ! Quelle ne fut pas la joie plus grande encore de Dieu : Il préparait ainsi son berceau pour être enfin « Dieu avec nous », l’EMMANUEL (Mt 1, 23) !

Que MARIE, berceau de Dieu, que MARIE, berceau de notre réconciliation, nous aide à faire de nos cœurs réconciliés et de nos vies les berceaux de l’amour et de la réconciliation !

Msgr. + DOMINIQUE LEBRUN, ancien évêque de Saint Etienne, nommé évêque de Rouen en juillet 2015

(Homélie en la fête de la Nativité de Marie 08/09/2013)

O Marie,

Vierge heureuse et bénie,

permettez-moi de m’approcher de votre berceau,

et de joindre mes louanges

à celles que vous rendent les anges

qui vous entourent, heureux d’être les témoins

des merveilles de votre naissance.

Agenouillé devant vous,

je vous fais l’offrande de mon coeur ;

Reine du ciel et de la terre,

recevez-moi et gardez-moi.