Freres Pierre et Raymond

Chers Amis du PAS,
Bonne nouvelle. Nous avons reçu un rapport du Père Guy Alain que nous accompagnons en Centrafrique où l’un de nos projets a vu le jour et vient d’être inauguré.
Nous vous transmettrons des photos prochainement.
Père Raymond, dans l’article ci-dessous vous remercie vivement.
Il est à Toulon et prie beaucoup dans l’adoration.
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Voici une belle réalisation de l’aide que vous apportez au Père Guy Alain pour ces enfants « soldats ».
MERCI DE TOUT CŒUR D’AVOIR RÉPONDU A CET APPEL.
NOUS EN AVONS ENCORE BEAUCOUP D’AUTRES.
NOTRE VRAI TRAVAIL ACTUELLEMENT EST LA PRIÈRE ET LA CONFIANCE EN DIEU COMME C’EST ARRIVÉ SOUVENT DANS LES GRANDES ÉPIDÉMIES.
SOYEZ ASSURES DE MA PRIÈRE POUR CHACUN DE VOUS.
JE VOUS EMBRASSE DE TOUT MON  CŒUR ET VOUS BÉNIS EN MAMAN MARIE.
PÈRE RAYMOND.
Chers amis,
Je ne peux pas m’empêcher de rester missionnaire dans ma prière en parcourant le monde entier à cause de l’épidémie qui touche tous les peuples. Mais en même temps, je prie JÉSUS qu’il répande son espérance et la certitude qu’Il est vivant dans le cœur de ceux qui sont atteints, des soignants, des familles.
De plus en plus, je vois que l’Évangile est pour aujourd’hui. JÉSUS est venu prendre nos misères et a tout offert à Papa.
Le troisième jour, Il est ressuscité. Il est vivant.
Nous vivons de cette espérance reçue au baptême. Nous pouvons nous appuyer sur Lui par la prière avec Marie et l’Esprit Saint. Notre âme ne mourra jamais.
Prenons notre chapelet en main et inlassablement marchons avec Marie au cœur de cette épreuve adorant JÉSUS présent dans nos vies.
Notre prière a une portée universelle.
Chers amis si fidèles, vous êtes chacun dans mon coeur et ma prière. Je vous reste uni par JÉSUS qui s’offre avec nous pour porter l’amour dans nos cœurs. Et pour vous, vos familles, vos proches, j’offre chaque jour l’eucharistie quotidienne en MARIE.
Père Raymond Marie.

Père Raymond est parti ce matin avec Sœur Massabielle dans la région de Toulon juste avant les prescriptions sur les déplacements.

Il sera dans un lieu qui lui convient, au grand air, près de la mer et nous vous donnerons des nouvelles bientôt.

Nous lui souhaitons bonne route. Il nous reste proche et donnera des nouvelles régulièrement que nous vous transmettrons.

 
Avant les consignes strictes de confinement a eu lieu sur PUGNY une rencontre poétique avec un ami, Pascal a eu lieu samedi dernier le 14 mars.
 
Un hommage aux frères. Une vingtaine de personnes étaient présentes autour de Père Raymond.
 
Un survivant dans l’invisible
Tu es parti sur le chemin d’un monde malade et cruel.
Tu es parti, à l’aventure, comme ça, sans prévenir,
Avec Dieu dans les poches
Et le sourire aux lèvres.
Il y avait plein de petits cailloux par terre.
Tous différents les uns des autres.
Il fallait les ramasser — des brillants, des ternes
Les assembler — des petits, des gros
Les souder — des rugueux, des tout lisses
Les façonner — des laids, des beaux
Mais, surtout, les aimer…
Les vulgaires et les précieux ensemble.
Il fallait les aimer pour la première fois
Comme un petit garçon qui découvre la vie !
Alors tu as sculpté dans le roc des idées.
Des idées vagabondes et audacieuses.
À chaque coup, une prière ;
Et à chaque prière, un étincelle !
Alors la lumière a éclaté !
Et les réponses ont jailli.
Les anges ont retroussé leurs manches,
Ton frère, Pierre, est arrivé à la rescousse ;
Tout le monde s’y est mis !
Les brillants, les ternes, les petits, les gros, les rugueux,
les tout lisses, les laids, les beaux, les vulgaires et les précieux.
Personne n’a rechigné…
Et tous ces merveilleux cailloux de partout
Se sont mis à resplendir avec l’éclat d’un diamant rare
Qu’on appelle l’amour !
Ils se sont dressés d’un seul corps
Et ont érigé cette haute statue
Pour désigner la Foi.
Ils se sont mis à prier !
Tu étais parti sans lendemain
Au petit bonheur la chance
Avec Dieu dans les poches.
Tu as traversé l’invisible
Comme ça… un survivant.
Pascal BarthélémyA  Père Raymond Jaccard,Pugny-Chatenod

Chers amis, Bonjour !

Les projets du P.A.S. ont été examinés en ce début de mois.

Ils visent des zones très pauvres en Centrafrique (finitions des maisons que le PAS a financé pour des ex-enfants soldats), Colombie, au Cambodge, au Burkina.

Si on compare les besoins de nos partenaires avec notre style de vie, nous sommes vraiment très démunis pour offrir notre aide. On ne sait par quoi commencer parce qu’il y aurait trop à donner.

Par contre, dans ces pays où nous voulons aider les plus pauvres, il faut donner la priorité à une aide éducative. On ne peut pas donner n’importe comment pour éviter le paternalisme. Il faut partir de la personne, de ce dont elle a besoin vraiment, pas en superflu mais en nécessaire.

Nous devons tenir compte également de la croissance de la vie et au-delà de la liberté, c’est l’Amour qu’il faut faire grandir et non pas le profit ou le rendement.

C’était le cas lorsque nous avons parlé du projet de culture au Cambodge.

La communauté de Battambang cultive 32 ha de rizières pour subvenir à ses besoins et venir en aide à des familles pauvres et aux personnes âgées et malades qu’elle soutient. Le produit de la rizière permet chaque année de payer en plus les frais liés à la culture (labour, engrais, semence) de telle sorte qu’elle ne « coûte » rien à la communauté. La sécheresse de cette année ne permet pas d’avoir suffisamment pour l’alimentation (il manque 3 mois) et la remise en culture, fragilisant ainsi l’équilibre économique du projet.

Nous sommes tellement heureux de participer à ce projet avec le Père Bernard DUPRAZ qui partage son temps entre sa mission à Chambéry et le Cambodge auprès de la petite communauté de Battambang ! Cette communauté accueille non seulement des malades mais des gens qui ont faim, nourrit des bébés qui ne peuvent pas être allaités par leur maman, grâce à des jeunes qui sont devenus responsables grâce à l’éducation et à la formation qu’ils ont reçue.

Ce carême nous aidera à aller de l’avant avec confiance. Tout ce qu’on aura donné sera multiplié mais d’une autre manière que la nôtre.

Jésus est formel quand avec cinq pains et deux poissons il nourrit 5 000 personnes et nous dit : « Quand vous quitterez vos biens vous en recevrez au centuple ». Dieu est un multiplicateur d’amour.

Merci mes Amis !

Père Raymond Marie Jaccard.

Le 9 mars 2020

Un grand merci aux nombreuses « petites mains » venues prêter main forte pour mettre sous pli la lettre de carême 2020 !

Une ambiance sympathique, chaleureuse et joyeuse autour d’une table remplie des presque 3000 lettres à nos donateurs.

Tout a été fait en une après-midi qui s’est terminée par une belle messe autour de Père Raymond.

D’avance merci pour votre intérêt pour nos projets, votre confiance, votre générosité.

En 2020, nous ferons de belles choses avec nos partenaires ! Avec vous, grâce à vous.

La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,36-38.

 

 

 

 

 

 

Père Raymond est parti pour une quinzaine de jours vers Toulon rejoindre des amis.

Il vous envoie ce message…. en prévision déjà de la réception de la lettre de carême qui vient tout juste de partir à l’imprimerie.

Mes chers amis,

La lettre de carême arrivera avant le carême lui-même.

Vous découvrirez dans cette lettre une invitation à aimer davantage et à partager avec les pauvres.

Faites-le avec beaucoup de cœur !

Je vous embrasse de tout mon cœur avec Maman  M A R I E  !!!

Père Raymond Marie Jaccard

Dans son ermitage proche du Monastère Notre-Dame de l’Unité des sœurs de Bethléem, situé à Pugny-Chatenod, près d’Aix-les Bains, le père Raymond Jaccard, 88 ans, témoigne de sa vocation sacerdotale et de la beauté du célibat.

Il nous reçoit dans sa petite chambre lambrissée, qui lui sert aussi de bureau et d’oratoire. Autour du cou, son rosaire ne le quitte jamais. Il en tient fermement la croix. C’est son quotidien : prier le rosaire, avec les deux ou trois heures d’adoration, les offices, la Messe. À ses côtés, sœur Massabielle veille sur lui. Il raconte qu’il a eu sa vocation « à 8 ans. Après ma confession, lorsque le prêtre m’a dit : “tout est pardonné”, j’ai dit à Jésus : mes copains n’ont personne pour aller se confesser. Jésus me regardait en souriant et m’a dit : chez nous, on donne tout, tu seras prêtre.  »

« L’adoration quotidienne est vitale »

Raymond embrasse la prêtrise, comme son frère Pierre, ordonné en 1953, à Besançon. Il le sera 5 ans plus tard. Les deux frères ne se sont pas donnés à moitié. Quelques années après, à Douala, au Cameroun, Raymond est devenu aumônier d’une léproserie. En 1971, il demande à son frère de le rejoindre pour l’aider dans sa mission auprès des lépreux où ils effectuent les premières amputations chirurgicales (avant les membres malades étaient simplement pansés, et, la lèpre se répandait alors dans tout le corps). Pendant 40 ans, ils soigneront des milliers de lépreux, Pierre s’occupant de la fabrication des prothèses. Raymond fait le lien entre son frère, Dieu et sa vocation : « la présence de mon frère a été indispensable. Le prêtre a besoin d’un frère sur qui compter, et il a besoin de Jésus-hostie. L’adoration quotidienne est vitale. »

Sacerdoce et célibat vont ensemble

C’est le secret de sa vie : l’adoration eucharistique ! Sur la question du célibat, il répond sans hésiter : « Le sacerdoce et le célibat vont ensemble. Le sacerdoce est la fécondité qui vient de l’Esprit et de Marie. Si j’avais été marié, je n’aurais pas pu aimer tous les enfants que la Vierge Marie m’a donné. Le Christ était disponible à tout le monde. Dieu donne tout, Il est Amour. Le sacerdoce est une vocation, ce n’est pas un métier. C’est Dieu qui nous appelle. Ce n’est pas pour nous. » Le père rajoute : « Dieu nous a donné Son pouvoir incroyable : transformer une petite miette de pain en Son corps, une goutte d’eau ajoutée à du vin pour le transformer en Son sang. » C’est certain, le grand amour de Raymond : Dieu et ses frères ! À qui Il s’est donné totalement. Il conclut : « Ayez une confiance totale en Jésus et Marie. Adorez Jésus ! »

Antoine Bordier, La France Catholique du 27 janvier 2020

Mes chers Amis,

Dans la chambre de Marthe, fin novembre à Châteauneuf de Galaure, j’ai prié pour chacun de mes amis du PAS.

Certains jeunes de l’école voulaient s’arrêter de fumer. Je leur ai dit : « Prenez une boîte et mettez-y tous vos paquets de clopes et surtout l’argent de vos cigarettes de chaque jour pour que la boîte soit bientôt remplie. Vous ferez ce geste en partage pour les petits enfants qui manquent de tout en Centre Afrique. Aussitôt dit, aussitôt fait !

Au fond de la salle, deux garçons confectionnent une boîte et recueillent les cigarettes.

En route vers Paris, nous retrouvons nos amis Marie-Madeleine et Christian. Malgré leur désir d’une famille nombreuse en se mariant, ils n’ont pas pu avoir d’enfants. Ils en ont adopté dix. Ils ont découvert le vrai Noël quand ils ont adopté encore trois enfants trisomiques. Depuis trente-cinq ans, ils les portent avec leur handicap. Quelle joie dans ce petit Bethleem près de Vézelay loin du regard des hommes mais sous le regard émerveillé de Jésus, Grain de blé déposé sur la paille à Bethléem !

Le lendemain, André et Sylvaine nous accueillent à Courtry près de Meaux dans l’Eglise St Médard qu’ils ont restaurée alors qu’elle était en ruines.

De deux qu’ils étaient, ils sont maintenant 250 avec quatre prêtres, des catéchistes, des adorateurs, et de nombreux mouvements…. La foi est contagieuse ainsi que la charité. Il nous appartient de débrider les cœurs parfois endurcis trop centrés sur nous-mêmes et sur nos intérêts pour rendre la vraie place à Dieu dans la louange et le service.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Le 8 décembre, nous sommes à l’Eglise Stella Matutina de St Cloud avec 300 personnes. C’était comme un feu d’artifice explosant de joie, de foi, d’espérance.

Le plus beau message fut la présence des petits enfants regroupés pour réciter le chapelet comme une petite grappe d’amour priant la Vierge Marie pour que Noël se passe dans la joie et la charité pour tous les pauvres que nous sommes.

C’était la fête de l’Immaculée Conception : « Marie n’a pas comme nous une liberté de choix : sa liberté consiste à dire OUI à l’Amour totalement »

Un dernier passage à la Chapelle de la médaille miraculeuse rue du bac avant de retrouver le bercail de Pugny-Chatenod.

Notre vie humaine est une succession d’événements que nous ne pouvons pas commander mais essayons de voir chaque événement que nous vivons comme la signature de Dieu dans notre vie.

A Noël, peut-être pourrions-nous partager notre repas avec un pauvre, l’inviter à notre table et faire de lui un ami pour qu’il connaisse encore l’amour d’une famille. Vous aurez une telle joie d’avoir partagé avec un pauvre.

Bon Noël à tous chers amis du PAS et vous tous qui entrez dans cette joie du partage !

Père Raymond Marie.