Freres Pierre et Raymond

Chers amis, 

A Notre Dame du Laus, nous avons prié pour chacun de vous ainsi qu’à la grotte de Massabielle où nous avons pu passer quelques jours.

Vos deux frères vous bénissent en Elle.

Pères Pierre et Raymond Jaccard.

  

  

                   Père Raymond et Marie Claire                                         Père Pierre et Marie Claire
 
              A la Communauté du Cenaculo                            A la communauté du Cenaculo avec les cochons
 
 
 

Souvent, on me posait la question aux télévisions les journalistes demandaient : « Pierre, quel est le plus beau jour de ta vie ? »

J’ai toujours répondu : « C’est aujourd’hui même parce que, Jésus m’Aime comme je suis ».

C’est vrai que j’ai à rendre grâce pour tout ce qu’il m’a été donné dans ma vie : le baptême, la communion au Corps et au Sang de Jésus, l’ordination sacerdotale et aussi toutes les années passées avec Raymond dans la misère des hommes.

Humblement, j’ai essayé de rester fidèle grâce à la fidélité de Dieu, à l’Amour sans limite de la miséricorde qui peu à peu m’a préparé à la lumière de cet Amour infiniment miséricordieux et qui touche tous les hommes parce que nous sommes le Corps de Jésus.

Frère Pierre Jaccard.

Au moment où l’Eglise célèbre les 100 ans d’apparition de la Vierge Marie à Fatima et canonise les deux petits pastoureaux Jacinthe et François, nous sommes aussi en pleine action de grâce pour les 90 ans de Titi.

Après avoir goûté le désert et échappé aux fellagas grâce à un chef bédouin musulman, il a continué sa vie de petit frère de Foucauld pendant 17 ans en Espagne. Ensuite, il a été appelé par le Seigneur à me rejoindre pour soigner les lépreux. Le Seigneur a permis que nous allions très loin dans l’amour des pauvres. Au delà des réfugiés, des enfants polios, le Seigneur nous a fait connaître ces petites filles mal aimées de la rue. Pierre avait vraiment une vocation de donner tout son amour pour leur redonner confiance en Dieu qui les Aime à la folie et les remet debout moralement.

Cette vie a duré 40 ans jusqu’à notre retraite ici au monastère chez les sœurs de Bethléem. Même pendant sa retraite, il reste pleinement heureux de pouvoir se donner entièrement à Dieu par l’adoration et l’accueil de ceux qui ont besoin de réconfort et d’espérance. Il assure actuellement un service auprès des sœurs et veut aller jusqu’au bout de son amour pour Jésus en célébrant l’eucharistie. Nous nous joignons à lui par toute notre prière et notre affection en Maman Marie.

Frère Raymond Jaccard.

Bien chers amis qui avez eu la délicatesse d’assister par votre présence ou votre prière le 21 mai à mon anniversaire de 90 ans.

J’ai admiré votre amour fraternel.

Raymond et moi, nous nous sentions vraiment dans une famille de véritables amis. Nous ne pouvons pas vous oublier là où nous sommes et où nous serons un jour. Nous serons semblables à Lui car nous Le verrons tel qu’Il est  ». C’est dans la Lumière radieuse de sa résurrection qu’un jour nous serons tous réunis. 

Nous savons que beaucoup d’amis n’ont pas pu participer à cet anniversaire. Nous comprenons leur empêchement et nous les assurons de notre prière.

Avec toute notre affection et notre amour pour chacune et chacun d’entre vous.

Que le Père, Jésus, l’Esprit Saint et Marie vous comblent de leur joie en attendant notre résurrection bienheureuse.

Titi.

Un très beau spectacle à voir

LES LETTRES DE MERE TERESA 

récitées par Joel Bergeot 
entrecoupées de danses indiennes avec Soeur Eliza de la Croix Chavanod.
SAMEDI 8 AVRIL à 20 h 30 – Eglise du Sacré Coeur 
348 Faubourg Montmélian à CHAMBERY

Télécharger ici le programme détaillé 

Ce spectacle est organisé pour nos frères et soeurs syriens.  
Parlez en à vos proches et venez avec des amis !
Pierre et Raymond JACCARD.
Dans la léproserie de la Dibamba au Cameroun près de Douala, il y avait 400 malades lépreux. Thomas qui était déjà amputé d’une jambe et attendait l’amputation de l’autre parce qu’il avait un pied pourri par la lèpre, n’avait jamais travaillé et il ne lui restait plus que deux doigts à chaque main. Un jour, il vient me demander : «  Frère Raymond ! Donne-moi une cigarette ».  Je lui ai dit : «  Mon ami Thomas, tu sais que je ne fume pas mais si tu veux une cigarette, je t’aiderai à en trouver des paquets. Viens avec moi à l’atelier». Nous prenons un bois de rouge de padouque. On le fixe sur un établi avec des serres joints.
« Essaye de le tailler. Prends ton ciseau à bois de la main gauche et un morceau de bois de la main droite. Tu taperas sur le ciseau à bois pour sortir quelques copeaux ».
Je l’ai aidé pendant quelques minutes parce qu’il perdait ses outils mais quand j’ai vu que cela marchait bien je l’ai laissé. J’ai été appelé pendant une heure  par d’autres lépreux. Au bout d’une heure je n’entendais plus rien à l’atelier. Je me suis dit : «  Allons regarder  ce que fait mon ami Thomas. Je l’ai trouvé assis sur un tas de bois attendant l’heure de midi. « Tu sais Thomas lui ai-je dit, c’est bientôt midi. Si tu veux tu pourras continuer à travailler pour avoir ta cigarette ». C’est ce qu’il a fait après le repas. Il a commencé à creuser une pirogue. C’était très beau. Évidemment ce n’était qu’un début.
Le jeudi il l’avait déjà bien ébauchée mais elle était encore toute équarrie.
Comme on était pauvre il n’y avait pas de papier de verre. Il est allé chercher un débris de verre. La veille de Noël, il avait cassé une bouteille sur la tête de Bilibi.
Il a trouvé tout ce qu’il fallait. Il a commencé de gratter la pirogue, boucher les trous avec de la sculpture de bois, de la colle. Le samedi,  il est venu m’apporter la pirogue. Je lui ai dit : « Ce n’est pas une pirogue que tu m’apportes c’est le prix de ta libération. Tu es devenu un homme capable de gagner ta vie par ton travail.
Dans ta belle pirogue un jour, je mettrai Jésus pour l’adorer et je penserai toujours à toi ainsi que mes amis. Quand Pierre viendra  à la léproserie,  il sera en admiration devant ce que tu viens de faire ». Effectivement, maintenant dans chacun de nos oratoires on a une pirogue de Thomas dans laquelle repose Jésus hostie.
Il est donc parti pendant quelques semaines. Au village, il a dit à ses amis qui avaient des jambes : « Allez chercher du bois rouge dans la forêt. Apportez-le. Ceux qui ont des mains intactes, je vais vous apprendre à tailler ce bois pour en faire des pirogues. Il était devenu entrepreneur. Un mois après,  il arrivait avec un de ses amis qui le précédait portant sur sa tête un sac de pirogues Arrivé près de moi il a étalé ses pirogues. Puis il a voulu que je les touche chacune l’une après l’autre pour encore donner plus d’importance à son travail.
Je l’ai fait volontiers et je lui ai dit : « Thomas, tu vas pouvoir t’acheter des tonnes de cigarettes. »
Je lui ai payé ses pirogues mais il avait une autre idée en tête . Il est parti au village pour doter une fille et se marier avec elle. Quand il est revenu quelques semaine plus tard avec une jeune fille au bras il avait avec lui sa femme pour le mariage.
« Thomas, tu la veux encore ta cigarette ? »
« Non, j’ai trouvé le plus beau trésor de ma vie,
Jeanine avec laquelle je vais passer ma vie ».
Je lui ai opéré la deuxième jambe. Il a retrouvé la santé de l’âme et du corps. Ce n’était plus un homme assisté mais un homme libre.
Il nous dit : «  En même temps, j’ai pu libérer quelques uns de mes copains en leur apprenant à travailler pour faire comme moi. Je vivais la béatitude la pauvreté que le frère m’avait appris dans l’évangile. J’étais sur la route du royaume de Dieu avec ma femme.
Je remercie le Seigneur de m’avoir permis de vivre très pauvre pour découvrir par le travail le chemin du royaume de la liberté, de l’amour dans le mariage au service de mes frères ».