« Une guitare et un ballon de foot : voilà ce que j’ai emporté au Cameroun dans cette léproserie où j’arrive le 24 août 1967, près de Douala.  Pourtant,  j’ai sans doute été bien inspiré…  Et les lépreux sont maintenant devant moi, me montrant leur cahier déchiré. Ils n’ont pas de crayon pour écrire.  Quant à leur parler de Dieu…Il n’y a pas moins de deux cents dialectes officiels au Cameroun, hormis les deux langues administratives : l’anglais et le français.  Que dialecte choisir ? Comment se faire comprendre ?

Le Père Raymond enthousiaste à son arrivée à La Dibamba

Pendant quatre ans le Père Raymond Jaccard partagera sa vie avec les lépreux de cet endroit, les problèmes qu’il s’est posé trouveront la solution : l’opération des maux perforants plantaires et l’élaboration de prothèses.  Cela permettra dans l’avenir de faciliter le relèvement de milliers de handicapés, soit victimes de la maladie de la lèpre, soit victimes de la guerre.

Passé ce temps, et avec l’aide précieuse de son frère Pierre, ils se dirigeront toujours vers les plus pauvres, les plus démunis, leur désir c’est de rendre responsables les handicapés avec lesquels ils vivent.  Leur profond désir c’est qu’ils soient des hommes libres.

Vue du Centre Jamot

Le respect de l’amputé est vraiment important pour les frères, ils ont choisi d’être au milieu des plus pauvres et ils sont allés jusqu’au bout de l’exigence de ne jamais tomber dans un paternalisme facile, et de refuser de donner gratuitement une prothèse.  De leur coté, cette contrainte les pousse à imaginer  et à créer des appareils très bon marché (5 US $). Le pauvre peut la payer lui-même car c’est « son » appareil.

Thomas arborant fièrement sa nouvelle prothèse

Le respect de l’amputé est vraiment important pour les frères, ils ont choisi d’être au milieu des plus pauvres et ils sont allés jusqu’au bout de l’exigence de ne jamais tomber dans un paternalisme facile, et de refuser de donner gratuitement une prothèse.  De leur coté, cette contrainte les pousse à imaginer  et à créer des appareils très bon marché (5 US $). Le pauvre peut la payer lui-même car c’est « son » appareil.

Festival d’Espérance à Bogotà

Bien au delà de leur action c’est la présence de l’Eglise qui se manifeste pour les plus petits et les plus souffrants.