Archives annuelles : 2021

aux amis du P.a.s.
Lettre de Carême 2021

Chers amis, connaissez-vous le proverbe burkinabé : « Là où il y a la maman, il y a la farine ». On ne manque de rien !

Beaucoup de personnes nous demandent de remplacer la « maman » parce qu’ils ont faim ou n’ont pas de travail, parce qu’ils vivent dans la rue sur des tas d’ordure ou dans des égouts. Alors
demandons-nous : « Qu’est-ce que je fais pour mon frère qui vit cette situation d’extrême pauvreté dans la solitude et le rejet ? ». Pendant ce carême, nous avons la possibilité de LETTrE répondre à cette question que Jésus nous pose.

Nous sommes toujours très touchés de votre générosité et de vos messages pleins d’encouragement.

Le PAS est essentiellement un chemin de prière, d‘espérance, de charité et de service. N’oublions pas que nous avons de la farine en surplus. Accepterions-nous de la partager comme la pauvre veuve de Sarepta qui a tout donné au prophète et a reçu le centuple…d’une jarre qui ne s’épuise pas.
Avez-vous déjà pensé à la différence entre un toit, un gâteau et un cœur ?
- Ouvrir sa maison ne change pas le toit.
- Partager le gâteau ? Il diminue…
- Mais quand tu partages ton amour, ton cœur, il augmente.

Sachez que vos deux frères Pierre et Raymond et toute l’équipe du PAS sont tous avec vous pour apporter de la farine….

Lettre du père Raymond Jaccard

LEs ProJETs QuE Vous souTENEZ


MaRkounda : Cette année, on a dû prendre en charge quelques-uns des programmes d’une autre association, notamment le Centre de Santé du père Guy-Alain. Un financement pour le fonctionnement du programme pour sortir les enfants soldats sera aussi à notre charge.

CaMBodGe : Les enfants du Père Jean au Cambodge souhaitent construire un centre de santé qui portera de bienfaits à toute la population environnante. Car, ce sont déjà eux-mêmes qui prennent soin de toutes les malades autour de leur demeure.

Rwanda : Construction d’une salle d’atelier pour l’école de Gisagara, afin que les élèves (enfants de la rue) ne restent pas trop longtemps soumis aux intempéries. Car ils ont été récemment visités par le WDA (Workforce Development Authority) pour voir si tous les établissements scolaires remplissaient les conditions exigées. On leur a donné un avertissement car ils n’avaient pas d’atelier. Sans notre aide l’école aurait été fermée !

LiBan : Il n’y a plus d’argent, plus de travail et il est très difficile d’avoir un peu d’argent auprès des banques.
Les gens ont perdu leur emploi et ne peuvent plus subvenir à leurs besoins. L’ermitage de la Laure Abana fait tout ce qu’elle peut pour aider ces familles dans la difficulté. Mais les récoltes de leur jardin ne suffisent pas à aider tout le monde et n’apportent pas tout ce dont les familles ont besoin…


Oui, je parTiCipe à l’Oeuvre des Frères jaCCard 2021:
… à l’ordre de :

Association Un PAS avec les Frères Jaccard
790 route des Corbières 73100 Pugny-Châtenod

IBAN : FR76 1027 8088 9500 0207 8540 168 BIC : CMCIFR2A
SI VOUS NE SOUHAITEZ PAS RECEVOIR UN REÇU FISCAL, COCHEZ CETTE CASE
N’oubliez pas de regarder notre site : http://www.freresjaccard.org/


C’est l’Amour qui va nous unifier et nous rendre Un dans le Cœur de Dieu, Lui qui veut rassembler son troupeau pour ne faire qu’Un, jusqu’à aller chercher la brebis perdue dans les épines et la ramener tout joyeux à la bergerie.

Nos souffrances et nos joies sont des qualités pour faire l’Unité dans l’Amour.

Partons de nos ressemblances pour nous rassembler comme ne cesse de nous y appeler le Pape François.

Souvenons nous comme il a évoqué les trois œcuménismes:

l’œcuménisme du sang dans la persécution,
l’œcuménisme du pauvre dans le service
et l’œcuménisme de la mission pour l’annonce de l’Evangile.

Lors de la mission des frères au Yemen du Nord, pour que tous les malades puissent être soignés, ils ont rassemblé un anesthésiste russe, deux infirmières indiennes, deux infirmières yémenites et deux médecins français. Après cette journée intense en sortant de la salle d’opération, le médecin russe s’est écrié : « Çà alors, on a pu travailler ensemble avec nos idées différentes ».

C’est le service qui nous rassemble .

Partis plusieurs fois opérer avec un ami médecin retraité et protestant , il leur dit à la fin de cette mission : « Vous m’avez redonné mes 20 ans ».

Une des grandes qualités qui nous conduit l’unité, c’est l’humilité qui nous vient de Marie. Elle nous conduit jusqu’à la Croix. Et là, nous ne pouvons plus juger les personnes que nous rencontrons ou nous enfermer dans nos idées ou traditions.

JESUS nous a demandé une seule chose:
« Aimez vous les uns les autres comme Je vous ai Aimés ».
Aimez vous bien entre vous. Si besoin, demandez pardon. Le pardon est plus fort que l’amour.

Seul JESUS peut nous donner son Cœur et transformer le nôtre dans le Sien qui s’est fait une miette d’amour pour nous donner la vie éternelle.

N’oublions pas que lorsque nous verrons JESUS, il nous posera une seule question :

Qu’est ce que tu as fait pour mes frères ?
J’étais malade et tu es venu me soigner

J’étais seul et tu es venu me visiter.

Aujourd’hui plus que jamais nous avons besoin de lire et relire cet Evangile pour que cet appel de JESUS entre dans notre vie de tous les jours.
L’unité est d’abord une rencontre avec nos frères qui sont dans le besoin ,dans la charité pour leur manifester la tendresse de Dieu et sa miséricorde.

Nos cœurs seront unis à celui de JESUS lorsque nous nous demanderons : « Qu’est ce que je peux faire pour mes frères?

Je ne peux pas aimer Dieu si je n’aime pas mes frères. »

Unissons nos voix pour supplier le Seigneur de nous accorder le don de l’unité et les chemins pour la réaliser.

Nous vous invitons à chanter :

« Donne ta main, donne ta joie

Ne reste pas tout seul

Sur les chemins au fond des bois

On a besoin de toi »

Nouvelles du Carmel de Bangui n ° 29, 7 janvier 2021

« Ils briseront leurs épées et en feront des charrues … ils n’apprendront plus l’art de la guerre ». Lorsque le prophète Isaïe avait annoncé cette radicale reconversion industrielle d’après-guerre, qui apporterait enfin la paix à Jérusalem, peut-être n’avait-il pas imaginé que ses paroles annonceraient un jour, en un certain sens, une lueur d’espoir et un rêve pour la ville de Bangui et pour toute la Centrafrique.

La Centrafrique traverse à nouveau des jours difficiles. Ces dernières semaines, plusieurs groupes rebelles ont semé la peur dans de nombreuses villes, avec l’objectif de déstabiliser le pays, d’empêcher les élections et probablement d’atteindre la capitale pour tenter un nouveau coup d’état. Des pillages de bâtiments publics et des affrontements armés, qui ont éclaté partout comme des feux de brousse, nous ont ramenés à la case départ, c’est-à-dire à la guerre qui commença en 2013 et dont – nous le savions bien – nous n’étions pas totalement sortis. Des milices armées qui étaient autrefois ennemies – la Séléka et les Anti-balaka – se sont même alliées pour arriver au pouvoir. Pour le moment, il n’y a pas beaucoup de victimes et l’élément confessionnel, qui avait précédemment caractérisé le conflit, est heureusement absent. C’est, beaucoup plus simplement, une lutte pour le pouvoir qui a trouvé, comme facteur déclencheur, l’exclusion, parmi les candidats à la présidentielle, de l’ancien chef de l’état François Bozizé (sur qui repose un mandat d’arrêt international), qui avait pris le pouvoir en 2003 par un coup d’état et avait été détrôné à son tour, dix ans plus tard, par un autre coup d’état. Si la situation ne s’est pas aggravée, c’est uniquement grâce au contingent envoyé par l’ONU pour maintenir la paix et grâce à la présence d’autres soldats étrangers, parmi lesquels les Russes et les Rwandais.

Comme on pouvait le prévoir, les élections du 27 décembre ont été très perturbées et rendues incertaines jusqu’à la dernière minute. Effectivement, dans de nombreuses villes et villages, il n’a pas été possible de voter, soit parce que le matériel électoral n’était pas arrivé, soit parce que les électeurs ont été menacés et, par peur, ont préféré ne pas se rendre aux bureaux de vote. Dans certains cas, les rebelles ont même pris possession des urnes et les ont brûlées. Le président sortant, Faustin Archange Touadera, a été réélu, mais le résultat sera certainement contesté. Il est triste de constater qu’une période sombre s’ouvre devant nous et qu’elle ne se résoudra ni facilement ni rapidement. Continuer la lecture