Archives mensuelles : septembre 2016

« La grande grâce que j’ai reçue il y a 10 ans fût de découvrir que Thérèse de Lisieux est une grande Sainte authentique et non une petite poupée muette pour veilles femmes sentimentales ». Thomas Merton converti et trappiste américain.

« Une fois sortie de l’enfance, il faut très longtemps souffrir en aimant pour y entrer comme au bout de la nuit on retrouve une autre aurore ». Bernanos (discours des carmélites).

« En 1932, Mgr Picaud Evêque de Lisieux a osé dire «  Thérèse est un grand homme, elle est l’enfant chéri du monde moderne ». Mgr Picaud

« Thérèse n’a pas fait de spiritualité. Elle a vécu l’Evangile ». Saint Jean Paul II à l’infirmerie du carmel de Lisieux.

… Il y a bien d’autres citations en particulier celles des Papes du XXème siècle.

« Thérèse est la plus grande Sainte des temps modernes ».

« Thérèse est l’étoile de mon Pontificat ».

… On parle beaucoup de Thérèse mais on oublie souvent la méditation des nombreuses lettes, de ses poésies, de ses prières et récréations qu’elle a créées pour ses sœurs carmélites…

« Thérèse est vraiment une ruse de l’Esprit-Saint » Emmanuel Mounier fondateur de la Revue Esprit.

Pour savoir qui est vraiment Thérèse, il faut lire ce qu’elle écrit :

« J’ai toujours désiré être une Sainte. Mais hélas j’ai toujours constaté qu’il y a une différence très grande entre les Saints qui sont dans les nuages et le pauvre petit grain de sable foulé par les pieds des passants que je suis. Au lieu de me décourager, je dois accepter mes imperfections et mes défauts. Je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection mais je veux être une Sainte. Alors j’ai trouvé dans la Bible ces 2 citations : « que celui qui est tout-petit vienne à moi » et j’ai continué à chercher et j’ai trouvé : « comme une maman met sur ses genoux son petit enfant, moi dit Dieu je vous mets sur mes genoux pour vous donner tout l’Amour dont vous avez besoin. Pour cela il faut que je sois petite et que je le devienne chaque jour encore plus ».

On oublie très souvent que Thérèse 1 an ½ avant d’entrer dans la lumière a demandé à Dieu de s’asseoir à la table des grands pécheurs. Elle est entrée jusqu’à la dernière seconde de sa vie dans une véritable nuit pendant laquelle elle croyait en Dieu mais ne croyait pas au Ciel. Sur son lit d’agonisante à la dernière seconde de sa vie elle a simplement dit : « Mon Dieu, je vous aime ».

Après son entrée au Ciel (elle est morte le 30 septembre 1897), le 17 mai 1925 Pie XI canonise Thérèse avec 25 cardinaux, 250 évêques et 500 000 personnes.

Pie XI a cette parole : « Thérèse est le contraire d’une vie cachée et d’un ouragan de gloire ».

« Thérèse a vraiment quelque chose à nous dire mais c’est l’Esprit-Saint qui le dira ». P.Urs Von Balthazar. 

PÈRE PIERRE JACCARD.

Dieu se révèle à nous dans la petitesse : Jésus tout petit dans sa mangeoire, sous les habits du pauvre, du rejeté, des enfants, du malfaiteur,….

Il vient chercher l’homme au cœur de sa profonde humanité. Là l’homme s’abandonne lui-même !

C’est un sauveur, un bon pasteur, un bon père, un bien-aimé épris de sa bien-aimé.

Dieu, nous désire pleinement  par-dessus tout.

Son amour nous appelle à lui comme un « j’ai soif » de Jésus sur la croix à chaque ligne des évangiles.

Seigneur, j’aimerais aussi crier en retour un « j’ai soif » authentique. Lâcher prise avec mes souffrances physiques ou psychiques et mes  envies  de toute puissance qui prennent toute ta place.

Faire du vide. Devenir pauvre intérieurement.

Mais c’est la frénésie du faire et de l’avoir qui l’emporte le plus souvent. Les voyages, les loisirs, d’autres soifs : alcool et tout ce qui peut endormir l’esprit et qui fait de nous d’éternels assoiffés…de l’essentiel…..peur de ce vertige de vide quand je me tourne vers toi.

Vide de Ciel. Vide du Tout.

Ce rien qu’on pressent déjà dans un temps d’adoration, de prière, de contemplation de silence,..

Ce rien révèle toute la beauté de toute chose. Comme le silence entre les notes qui donne la musique…

Dieu nous apprend à aimer ce rien, ce pauvre ; il nous pousse à aller à sa rencontre, à faire sa connaissance, à l’apprivoiser, à ne pas en avoir peur,  jusqu’à Lazard mort et malodorant ! Et ce plus rien renait de ses cendres tel un phénix lorsque l’amour vient à sa rencontre.

Des histoires où l’amour renouvelle l’homme, les évangiles en fourmillent.

Celui que l’on rejette parce qu’il nous ressemble un peu ; parce qu’il est là pour nous rappeler ce qui nous effraie en nous :la présence infaillible de Dieu.

La révélation de Dieu en l’homme est dans la reconnaissance, dans l’accueil délicat et doux de ce rien chez l’autre..chez nous….chez nous, chez l’autre.

Nos pauvretés fructifient  quand elles se rencontrent. N’avons-nous pas gagné un immense sentiment de Joie quand nous rendons  spontanément service à un frère ou une sœur ?

Ce pauvre, cette pauvreté en nous est là pour nous montrer combien l’homme a de générosité, d’amour à donner dans son coeur .

Le pauvre est là pour nous aider à déchirer le voile qui nous masque Dieu en nous-même. N’avons-nous pas été fait à son image ?

Il est là pour nous faire rencontrer la plénitude de Dieu en nous, cette grandeur que Dieu a caché au plus profond de notre cœur pour mieux la protéger de nos fragilités.

Tout l’art de Dieu créateur créant quand on sait s’abandonner entre ses mains et ce sont encore nos fragilités qui nous y conduisent souvent !

C’est peut être pour ça que Jésus nous enjoint à avoir des cœurs d’enfants.

Cela est magnifiquement démontré par l’histoire racontée par Dominique parti sur les routes de Compostelle à vélo  qui va devoir affronter « celui qui démonte »pour en ressortir rempli d’une foi renouvelée.

Cette histoire aussi de Lilla qui se retrouve à donner des soins à l’hôpital à sa chère maman diminuée par un AVC .Lilla éperdue d’amour et de désespoir jusqu’à la visite  providentielle de ce prête qui va lui redonner par sa présence courage et force dans cette terrible épreuve.

Oui, Dieu est là même quand on ne le « sent » pas. Il est silencieux, anonyme, providentiel, toujours en veille pour sa création, protecteur invisible aux yeux mais  pas au  cœur comme le démontrent ces deux belles histoires qui nous ont touchés profondément.

Tout comme l’histoire des pas dans le sable du poète Adémar de Barros où dans les moments difficiles, il n’y a que deux traces de pas dans le sable  au lieu de 4 car  à ces momenst-là, c’est Dieu qui marche …et qui nous porte seul sur ses épaules.

Se laisser porter par Dieu, s’abandonner à lui comme un bébé dans les bras protecteurs de ses parents. Se faire petit, humble, c’est cela que le pauvre a à nous enseigner si « on écoute avec les yeux du cœur »comme dit St Exupéry. On peut lui laisser la plus belle place à notre table

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Pour nous, la canonisation de Mère Teresa est un grand événement d’Eglise.

Nous l’avons bien connue car nous avons travaillé dix ans dans ses léproseries où  

200 000 lépreux étaient hospitalisés.

Un jour, elle a pointé son index sur nous et en nous regardant, elle nous dit : « Laissez Dieu agir en vous ! ». Cette phrase a été pour elle l’étoile de sa vie.

En laissant Dieu agir en elle, elle a vécu l’abandon, la confiance et la toute petitesse.

C’est à son école que nous avons lu et vécu l’Evangile en accord avec notre Evêque du Cameroun qui nous donna cette consigne : « Je vous envoie au milieu des grands malades et de leurs familles pour vivre l’Evangile.

Son exemple a polarisé nos vies et les 182 missions que l’Eglise nous a envoyé vivre dans le monde. Continuer la lecture