Archives mensuelles : août 2015

« O quels trésors apporte au Ciel et à la terre la naissance de Marie !
Le démon frémit de rage et de désespoir, parce que, dans Marie,
il voit Celle qui doit l’écraser et le confondre. Au contraire, les anges
et les bienheureux font retentir la voûte des cieux de chants d’allégresse
en voyant naître une Reine » 
(Sermon du Saint Curé d’Ars)

Aujourd’hui, nous fêtons la naissance de la Paix, de la Reine de la Paix. La Vierge MARIE, choisie, donnera la naissance du prince de la Paix. L’humanité déchirée avance d’ADAM à ABRAHAM, d’ISAAC à DAVID, de SALOMON à JOSIAS, de JEKONIAS à JOSEPH. De génération en génération, notre humanité traîne la blessure de son péché. Et cela entraîne envie, jalousie, mensonge, meurtre, guerre, spirale de la violence.(…) La violence ne résout pas la violence. Avons-nous demandé dans notre prière qu’en nos cœurs, qu’en nos familles, en nos villages – je n’ose pas dire dans nos instituts, nos communautés – cesse la violence ? (…..)

Aujourd’hui, cependant, nous continuons de fêter la naissance de la Reine de la Paix. (….) La Vierge MARIE est le premier fruit de la réconciliation de l’homme avec lui-même et avec son Seigneur et Créateur. Dans l’humilité de Nazareth, elle accueille cette mission de paix, de donner naissance au prince de la Paix. (…) la Vierge MARIE nous redonne de l’espérance : va te confesser, va te réconcilier ! Accueille, toi aussi, la réconciliation de mon Fils qui a racheté le monde par le sang de sa croix. (…) Oui, accueillons la Reine de la Paix pour qu’elle nous entraîne sur les chemins de la réconciliation, à la source de la Paix, à JESUS. En nous confessant, en accueillant le pardon de Dieu, nous recevons la paix, nous renaissons à la joie de Dieu, nous devenons des témoins de l’espérance de l’humanité.

Quelle ne fut pas la joie d’ANNE et JOACHIM à la naissance de la Vierge MARIE ! Quelle ne fut pas la joie des anges à la vue de la naissance de la petite MARIE dans le bourg de Nazareth : bientôt naîtra à son tour le Sauveur ! Quelle ne fut pas la joie plus grande encore de Dieu : Il préparait ainsi son berceau pour être enfin « Dieu avec nous », l’EMMANUEL (Mt 1, 23) !

Que MARIE, berceau de Dieu, que MARIE, berceau de notre réconciliation, nous aide à faire de nos cœurs réconciliés et de nos vies les berceaux de l’amour et de la réconciliation !

Msgr. + DOMINIQUE LEBRUN, ancien évêque de Saint Etienne, nommé évêque de Rouen en juillet 2015

(Homélie en la fête de la Nativité de Marie 08/09/2013)

O Marie,

Vierge heureuse et bénie,

permettez-moi de m’approcher de votre berceau,

et de joindre mes louanges

à celles que vous rendent les anges

qui vous entourent, heureux d’être les témoins

des merveilles de votre naissance.

Agenouillé devant vous,

je vous fais l’offrande de mon coeur ;

Reine du ciel et de la terre,

recevez-moi et gardez-moi. 

Couronnement de Marie au Ciel Fra Angelico- Louvres

Marie, Reine de l’univers

Si nous regardons l’analogie qui existe entre l’Ascension du Christ et l’Assomption de Marie, nous pouvons conclure que, en dépendance du Christ, Marie est la Reine qui possède et exerce sur l’univers une souveraineté qui lui a été donnée par son Fils lui-même.

Le titre de Reine ne remplace certes pas celui de Mère : sa royauté demeure un corollaire de sa mission maternelle particulière, et exprime simplement le pouvoir qui lui a été conféré pour accomplir une telle mission.

La sollicitude de Marie Reine pour les hommes peut être pleinement efficace précisément en vertu de l’état glorieux qui fait suite à son Assomption. Saint Germain de Constantinople le met bien en lumière, lui qui pense qu’un tel état assure l’intime relation de Marie avec son Fils et rend possible son intercession en notre faveur. Il ajoute, s’adressant à Marie : « Le Christ a voulu avoir pour ainsi dire la proximité de tes lèvres et de ton cœur : il accède ainsi à tous les désirs que tu lui exprimes quand tu souffres pour tes enfants, et il exécute par sa puissance tout ce que tu lui demandes. »

On peut conclure que l’Assomption favorise la pleine communion de Marie non seulement avec le Christ, mais avec chacun de nous : elle est auprès de nous parce que son état glorieux lui permet de nous suivre dans notre itinéraire terrestre quotidien.

Élevée dans la gloire du Ciel, Marie se consacre totalement à l’œuvre du Salut, pour communiquer à tout être vivant la félicité qui lui a été concédée : elle est une Reine qui donne tout ce qu’elle possède, partageant surtout la vie et l’amour du Christ.

Jean-Paul II, catéchèse sur Marie, Reine de l’univers, audience générale du 23 juillet 1997 (extrait)

ASSOMPTION coupole de la Chapelle ND du Refuge à Besançon Cliquer sur le lien pour la visite

Un signe grandiose apparut dans le ciel : une femme, ayant le soleil pour manteau,

la lune sous les pieds et, sur la tête, une couronne de douze étoiles

(Ap. 12,1 – antienne d’ouverture de la messe du jour)

À la fin de la Constitution sur l’Église, le CONCILE VATICAN II nous a laissé une très belle méditation sur la Vierge Marie. Je rappelle seulement les expressions qui se réfèrent au mystère que nous célébrons aujourd’hui : la première est celle-ci : « La Vierge Immaculée, préservée (par Dieu) de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme Reine de l’univers » (n.59). Et ensuite, vers la fin, il y a cette autre expression : « Tout comme dans le ciel, où elle est déjà glorifiée corps et âme, la Mère de Jésus représente et inaugure l’Église en son achèvement dans le siècle futur, de même sur cette terre, en attendant la venue du Jour du Seigneur, elle brille déjà comme un signe d’espérance assurée et de consolation, devant le peuple de Dieu en pèlerinage » (n. 68). A la lumière de cette très belle icône de notre Mère, nous pouvons entendre le message contenu dans les lectures bibliques que nous venons d’entendre. Nous pouvons nous concentrer sur trois paroles-clé : lutte, résurrection, espérance.(lire la suite ICI) (Pape François Homélie 15.08.2013 à Castelgandolfo)

Prière à MARIE (Frères Jaccard)

Marie, notre Mère Immaculée Conception, Épouse de l’Esprit Saint

par qui le Père a donné son Fils au monde,

Porte vivante par où vient la grâce et la gloire jusqu’en notre chair,

Lieu saint de l’alliance entre la terre et le ciel,

Nous t’apportons notre désir de correspondre à notre vocation d’enfant de Dieu.

Apprends nous à entendre la voix de Jésus et du Père qui parle au secret de notre être

et à vivre dans le sens et l’élan de ses inspirations.

Que notre être tout entier reçoive de toi sa forme achevée.

Que nous soyons entre tes mains docilité agissante avec qui tu puisses accomplir pleinement ta mission d’Immaculée,

dissiper la domination du mal satanique et faire de tous les hommes un peuple de saints animés par l’Esprit,

le Corps immense de ton Fils, Mère très aimante de l’Eglise,

Mère des Pasteurs et des fidèles toute présente dans la gloire de l’Assomption en lien avec l’innombrable multitude humaine,

nous nous remettons et consacrons à toi.

Sois notre inspiratrice, notre modèle et la maison que nous habitons.

Tout par toi, tout avec toi, tout en toi, tout pour toi ,

ô Marie toute consacrée au Seigneur, qu’ainsi s’établisse à jamais sur l’humanité et la création toute entière

le règne et la tendresse éternelle de Dieu notre Père. AMEN !

 

Au jour de la Transfiguration l’Esprit Saint apparut dans la nuée lumineuse, et la voix du Père se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le » (Mat. 17 Antienne d’ouverture de la messe du jour)

PRIERE : « Seigneur, dans la transfiguration de ton Fils, tu as confirmé par le témoignage de Moïse et d’Elie la vérité des mystères de la Foi, et tu as annoncé notre merveilleuse adoption ; accorde-nous d’écouter la voix de ton Fils bien-aimé, afin de pouvoir un jour partager avec Lui son héritage « 

 « Jésus est le Fils fait Serviteur, envoyé dans le monde pour réaliser à travers la Croix le projet du salut. Sa pleine adhésion à la volonté du Père rend son humanité transparente à la gloire de Dieu qui est l’Amour ».

Si Jésus montre à Pierre, Jacques et Jean cette transfiguration, c’est pour mettre fin à un malentendu. Jésus est en chemin vers Jérusalem où doit se dérouler « son sacrifice rédempteur », ce que « les foules ne comprennent pas ». Le Pape explique que « face à la perspective d’un Messie qui contraste avec leurs attentes terrestres, elles l’ont abandonné. Elles pensaient que le Messie aurait été un libérateur de la domination des Romains, un libérateur de la patrie ». C’est pourquoi Jésus « décide de montrer un avant-goût de sa gloire » aux trois apôtres.

« Jésus se révèle ainsi comme l’icône parfaite du Père, l’irradiation de sa gloire. C’est l’accomplissement de la révélation, c’est pourquoi à côté de Lui transfiguré apparaissent Moïse et Elie qui représentent la Loi et les Prophètes. Cela signifie que tout finit et tout commence en Jésus, dans sa Passion et dans sa Gloire ».

D’où cette consigne que le Pape rappelle : « écouter Jésus » car « le chemin de Jésus nous porte toujours vers le bonheur. Il y aura bien une croix en travers, des épreuves, mais à la fin il nous porte toujours vers le bonheur. Jésus ne nous trompe pas » s’exclame alors le Pape. Et d’inviter alors tous les fidèles à se laisser transfigurer par l’Amour. 

(Pape François, lors de la prière de l’angélus à propos de la Transfiguration-1er Mars 2015 )

Je  cherche le Visage, le visage du Seigneur,

Je cherche Son Image, tout au fond de mon cœur